Puget-Théniers : Earthwake s’apprête à lever jusqu’à 3 millions d’euros

Puget-Théniers : Earthwake s’apprête à lever jusqu’à 3 millions d’euros
PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP - Eric Ottino

Puget-Théniers : Earthwake s’apprête à lever jusqu’à 3 millions d’euros
PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP - Eric Ottino
Installée dans les Alpes-Maritimes, Earthwake s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son développement. La jeune entreprise, connue pour sa technologie de pyrolyse capable de transformer les déchets plastiques non recyclables en carburant, prépare une levée de fonds estimée entre 2 et 3 millions d’euros pour 2026. Une opération stratégique destinée à soutenir l’industrialisation de ses équipements et à renforcer sa présence sur les marchés internationaux.
Créée en 2017 et désormais implantée à Puget-Théniers, Earthwake a développé la machine Chrysalis, un module compact capable de convertir plusieurs types de plastiques en un carburant réutilisable. L’entreprise vise les zones où la gestion des déchets reste un défi majeur : territoires isolés, collectivités sans filière de recyclage mature, ONG actives dans l’humanitaire ou la dépollution. La technologie a déjà été testée dans différents environnements, notamment en Afrique et en Amérique latine, où la valorisation locale des déchets plastiques constitue un levier économique autant qu’un enjeu écologique.
Après plusieurs années consacrées à la R&D et à la mise au point de sa version industrialisée, Earthwake veut désormais passer à l’échelle. La levée de fonds annoncée, prévue pour 2026, doit permettre la production en série de ses unités, l’optimisation des performances énergétiques et la structuration d’un réseau commercial plus robuste. L’entreprise prévoit également de renforcer son équipe technique et d’accélérer ses démarches de certification, indispensables pour déployer la Chrysalis dans de nouveaux pays.
Dans les Alpes-Maritimes, Earthwake s’inscrit dans un écosystème cleantech en pleine montée en puissance, soutenu par des structures comme le Pôle Capenergies ou la French Tech Côte d’Azur. La future levée de fonds devrait permettre à la startup d’ancrer davantage sa croissance dans le territoire tout en adressant une problématique mondiale : la gestion des déchets plastiques et leur transformation en ressources.
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