Spatial : Alpha Impulsion auréolé par l’Europe pour ses satellites qui se consument en orbite
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Alpha Impulsion développe un satellite à propulsion autophage.
Alpha Impulsion
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Alpha Impulsion développe un satellite à propulsion autophage.
Alpha Impulsion
Faire voler des fusées « autophages », autrement dit des lanceurs dont la propulsion est générée par la combustion du fuselage, lequel sert de carburant… En progressant dans l’atmosphère, le système se consume à la manière d’une bougie. À la fin du vol, il ne reste plus que le moteur et le satellite à envoyer en orbite.
Grâce à cette rupture technologique, la jeune pousse toulousaine Alpha Impulsion vient de remporter le prix de l’innovation de rupture pour les solutions européennes de lancement. Ce prix est remis ce mardi 27 janvier, lors de la Conférence spatiale européenne à Bruxelles.
Fondée en 2022 par des ingénieurs toulousains issus de l’Isae-Supaero, Alpha Impulsion a déjà réalisé avec succès, depuis l’aéroport d’Agen, les essais au sol d’un prototype à échelle réduite de près de trois mètres de hauteur. Le moteur testé a fourni une poussée d’un kilonewton, soit 300 fois moins que la cible visée pour un futur lanceur.
À plus court terme, Alpha Impulsion transpose la technologie vers un système de propulsion autophage pour les satellites. Le principe reste le même : le satellite embarque un long cylindre qui se consume pour propulser l’engin.
Cette technologie de rupture allège sa masse. « Un satellite classique doit emporter de grands réservoirs difficiles à manœuvrer et qui deviennent inutiles une fois arrivés sur l’orbite finale. Le système autophage supprime toute cette structure, en allégeant jusqu’à 40 % le satellite, ce qui veut dire une réduction de 40 % des coûts de lancement », avance Marius Celette, président d’Alpha Impulsion.
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Outre l’impact économique, la solution comporte aussi des bénéfices environnementaux. La propulsion chimique utilisée aujourd’hui par les acteurs historiques tels qu’ArianeGroup permet une forte poussée, mais emploie des carburants toxiques comme l’hydrazine. Cette substance pourrait être interdite par le futur règlement européen Reach.
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