Le premier syndicat français tient de lundi à vendredi son 51e congrès à Bordeaux. Une semaine pour affiner ses revendications à l’aube de l’élection présidentielle.
La semaine qui arrive va être importante pour la CFDT. Le premier syndicat français organise de lundi à vendredi son 51e congrès à Bordeaux (Gironde). Les 1 654 délégués se prononceront sur des réformes internes d’organisation, mais aussi des questions de société très politiques, tout en renouvelant leurs instances dirigeantes pour les quatre ans à venir.
Jeudi seront élus pour quatre ans les instances dirigeantes, le bureau national, puis la commission exécutive, qui devrait accueillir quatre nouveaux membres sur dix au total, selon une liste de candidatures établie par le bureau national avant le congrès.
Sans surprise, Marylise Léon, âgée de 49 ans, qui a succédé en 2023 à Laurent Berger, est assurée d’être reconduite. Ce sera « un congrès de transition, entre le grand mouvement social de 2023 sur la retraite et une situation d’attente liée à l’élection présidentielle de 2027 », analyse Guy Groux, spécialiste du syndicalisme et directeur de recherche honoraire au CNRS.
La secrétaire générale prononcera lundi un discours sur le rapport d’activité des quatre dernières années qui sera largement débattu avant un vote sur le texte mercredi.
Après avoir gagné des adhérents en 2023 suite au mouvement contre la réforme des retraites, « on doit répondre à une attente qui est de plus en plus forte de leur part, celle de participer à la vie démocratique de l’organisation », a expliqué à l’AFP Marylise Léon.
Les délégués devront notamment se prononcer sur l’opportunité de tenir des conventions d’adhérents, sur le modèle des conventions citoyennes, pour faire participer la base aux questions débattues par les instances dirigeantes.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Sixième branche pour la Sécu
D’autres débats porteront sur la possibilité pour des non-adhérents de se présenter sur des listes CFDT aux élections professionnelles, la syndicalisation des demandeurs d’emploi ou encore le taux de la cotisation, qui doit augmenter pour passer de 0,75 % à 0,95 % du salaire.