Dans le Limousin, la cigogne noire fait plier EDF
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La cigogne noire niche dans les arbres, entre 7 et 21 mètres de hauteur.
Frank Vassen from Brussels
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La cigogne noire niche dans les arbres, entre 7 et 21 mètres de hauteur.
Frank Vassen from Brussels
Le Conseil d'Etat avait bien donné raison à EDF. Mais c'était sans compter sur la cigogne noire. Comme elle le laissait entendre à La Tribune il y a quelques semaines, EDF Power Solutions, la filière renouvelables de l'énergéticien français, a confirmé aux opposants l'abandon du projet de parc éolien à Mailhac-sur-Benaize en Haute-Vienne. L'apparition de l'oiseau migrateur a directement motivé sa décision.
« C'est ce qu'on espérait », souffle Gilles Le Luyer, président de l'association de défense du Bois de Bouéry, où le développeur d'énergie comptait réaliser des défrichements pour implanter sept mâts. « On n’est pas du tout contre l’éolien, ni les énergies renouvelables ni le nucléaire, ce n’est pas notre sujet. Ce qui nous intéresse, c’est la cohérence de la transition énergétique avec son impact sur la biodiversité et le réchauffement climatique », plaide-t-il.
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Un renoncement qu'EDF assume au vu des « enjeux environnementaux et de biodiversité » et de la dernière décision de justice relative au projet. La Cour administrative d'appel de Bordeaux l'a en effet obligée à effectuer une demande de dérogation espèces protégées, un régime que seuls peuvent obtenir des projets d'intérêt général impactant des zones naturelles. Or, la cigogne noire, déjà très impactée, est classée en liste rouge par l'Union internationale de conservation de la nature et laisse peu de chances à l'entreprise d'obtenir le précieux sésame. De quoi lui rappeler le dossier Aumelas, un parc éolien en service ayant causé la mort d'oiseaux protégés et qui a valu à EDF une condamnation devant le tribunal correctionnel.