Des pétroliers naviguent dans le golfe Persique, près du détroit d'Ormuz, vus depuis le nord de Ras al-Khaimah, près de la frontière avec le gouvernorat omanais de Moussandam, aux Émirats arabes unis, le 11 mars 2026, dans le contexte du conflit...
Stringer/REUTERS
Téhéran estime ce lundi que son armée devrait avoir autorité sur le détroit d'Ormuz, au terme d’une proposition de loi. Le projet prévoit aussi que les droits de passage soient versés dans la monnaie locale, le rial iranien.
L’Iran pose ses conditions dans le détroit d'Ormuz. Téhéran estime que son armée devrait avoir autorité sur ce passage stratégique par lequel transite près de 20 % de la production mondiale de pétrole. Un haut responsable a déclaré ce lundi qu’une proposition de loi est en ce sens.
Ebrahim Azizi est président de la commission du Parlement sur la sécurité nationale. Chargé d’examiner le texte, il a précisé à la télévision d’État que les forces armées contrôleraient le détroit, notamment pour interdire le passage de « navires hostiles ». Le projet prévoit aussi que les droits de passage soient versés dans la monnaie locale, le rial iranien.
Samedi, les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé que le contrôle du détroit d'Ormuz, constituait la « stratégie définitive » de Téhéran dans son conflit avec les États-Unis.
« Contrôler le détroit d'Ormuz et maintenir l’effet dissuasif qui en découle sur l’Amérique et les soutiens de la Maison-Blanche dans la région est la stratégie définitive de la République islamique d’Iran », ont-ils déclaré dans un communiqué publié sur la messagerie Telegram.
Téhéran accuse les États-Unis de faire échouer les négociations
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi est arrivé en Russie ce lundi pour rencontrer le président Vladimir Poutine. Il a affirmé que la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante, alors que Washington et Téhéran maintiennent leurs blocus respectifs.
Le ministre a accusé par ailleurs Washington d’avoir fait échouer leurs pourparlers de paix. Les tentatives de relance des discussions sur le cessez-le-feu et la réouverture à la navigation du détroit d'Ormuz ont jusqu’ici échoué face à la fermeté affichée par Washington et Téhéran.
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« Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n’a pas atteint ses objectifs en raison d’exigences excessives », a dénoncé Abbas Araghchi, à son arrivée à Saint-Pétersbourg (nord-ouest).
Moscou reste l’un des principaux alliés de l’Iran
Le chef de la diplomatie, qui cherche à recueillir des soutiens dans la guerre contre Washington, y a rencontré le président russe Vladimir Poutine. Bientôt trois semaines après le cessez-le-feu obtenu au terme de 40 jours d’hostilités entre l’Iran et Israël allié aux États-Unis, Moscou reste l’un des principaux soutiens de la République islamique.
La Russie fera « tout » pour que « la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible », a assuré le président Poutine, cité par les médias d’État russes, au ministre iranien.
Côté américain, le président Donald Trump va tenir lundi une réunion de crise sur l’Iran, ont annoncé des médias locaux.
D’après Axios, l’Iran a transmis aux États-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire. Un article qu’a relayé l’agence officielle iranienne Irna sur la messagerie Telegram.