General Motors et le pétrole soutiennent Wall Street

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La Bourse de New York a fini en hausse de 0,55% vendredi, l'indice Dow Jones gagnant 46,91 points à 8.515,39 grâce à la perspective d'une aide pour GMAC, spécialiste du crédit auto pour les clients de General Motors, et au rebond du brut qui a profité aux valeurs de l'énergie.

Coincée entre les fêtes de Noël et le week end, la journée de vendredi a été calme à la Bourse de New York. Les marchés européens étant fermés, les échanges ont donc été limités ce jour. Mais au final Wall Street a maintenu l'esprit de Noël et terminé la séance sur un gain de 0,56% pour le Dow Jones à 8.515, 55 points. Pour sa part, le Nasdaq, à dominante technologique, a terminé également dans le vert à 1.530,24 points (+0,35%). Enfin, L'indice élargi Standard & Poor's  a avancé quant à lui de 0,54% (4,65 point), à 872,80 points.

Alors que mercredi, la Bourse new-yorkaise avait été tirée par les valeurs financières, aujourd'hui elle a été soutenue par l'annonce du changement de statut accordé à GMAC. Détenue majoritairement par le fonds Cerberus, GMAC, la filiale de financement des achats de voitures du constructeur General Motors, a obtenu le statut de banque par le Trésor américain. Elle est donc éligible aux aides du plan Paulson. Sans ce cadeau, GM aurait, sans nul doute, fait un nouveau pas en avant vers le précipice. GM va, par ailleurs, ramener sa participation dans GMAC de 49% à 10%. Des nouvelles positives qui permettent au constructeur automobile de terminer la séance sur un gain de 12,62% à 3,66 dollars. Il y a bien longtemps que GM n'avait pas été à pareille fête, le titre subissant régulièrement des baisses proches de 15% ces dernières séances. Dans son sillage, Ford a lui aussi participé à l'euphorie en s'adjugeant 8,53% à 2,29 dollars. 

ExxonMobil, poids lourd du Dow Jones, a avancé de 1,86%, réagissant positivement à la hausse des prix du pétrole. Après avoir chuté de plus de 9% mercredi, le brut léger américain a rebondi gagnant près de 6,7% ce vendredi. 

L'autre bonne nouvelle est venue du secteur technologique. Amazon annonce une saison "record" pour les fêtes de fin d'année, contrairement à d'autres distributeurs de l'économie réelle. Le libraire en ligne a terminé sur une légère progression à 51,78 dollars (+0,66%), après avoir gagné plus de 4% en cours de séance. Le géant de la distribution Wal-Mart n'a pas trop souffert des mauvais chiffres autour du commerce de détail qui aurait baisser entre 2 et 4% durant la période des fêtes. Le distributeur a par ailleurs annoncé qu'il allait commercialiser dès dimanche l' Iphone d'Apple dans ses magasins. Toutefois Wal-Mart a choisi de ne pas faire de ristournes particulières. Le titre a grapillé 0,64%. Mais les autres valeurs de la distribution ont été bien moins orientées: les ventes d'articles de luxe ayant  particulièrement souffert (-34%),  l'action de la chaîne de grands magasins Saks  a perdu 1,8%, tandis que Macy's a fini en
repli de 2,5%.

Le  groupe canadien RIM, Research in Motion, a annoncé mercredi le lancement de poursuites à l'encontre de Motorola. Le fabricant du BlackBerry reproche à Motorola de l'empêcher de recruter ses salariés ou ceux qu'il a licenciés. Research in Motion recule de 0,44% à 40,84 dollars. Mais Motorola est recherché et gagne 2,79 % à 4,05 dollars.

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
selon Reuters, les Bourses européennes toucheraient le fond fin 2009 (REUTERS, 24.12.2008, 13:14) :
Les valeurs européennes baisseront encore l'année prochaine et, même si la volatilité devrait s'atténuer, il faudra sans doute attendre la fin 2009 pour voir s'amorcer une véritable reprise sur les marchés d'actions, estiment les analystes chartistes.

Du point de vue de l'analyse technique, le tableau ressemble assez à celui de la Grande Dépression des années 1930, qui avait conduit à la déflation et à l'explosion du nombre des chômeurs, remarquent-ils. Mais si le marché se rétablit effectivement à la fin de l'an prochain, l'année 2010 pourrait être faste.

La tendance devrait être à peu près la même pour la plupart des indices boursiers européens. Le FTSE 100 devrait ainsi perdre encore 25% de sa valeur environ à Londres avant de toucher son niveau plancher dans le courant de 2009, après avoir perdu 35% cette année.

Avant de rebondir, l'indice Dax, à Francfort, devrait perdre 20% à 25% l'an prochain, après un plongeon de 40% en 2008.

"Cet impressionnant 'double sommet' ("double top") sur les graphes à très long terme suggère une bulle vraiment massive qui s'est formée en 1987 et qui ne s'est pas encore complètement détendue", note Nicole Elliott, analyste technique chez Mizuho Securities.

"L'environnement est instable en matière d'investissement. Cela va encore durer un certain temps."

Le "double top" est une figure chartiste en forme de "M" qui traduit un retournement de tendance. Après une tendance haussière, elle reflète la difficulté des cours à passer un seuil de résistance.

2009 DÉLICATE MAIS MOINS RUDE QUE 2008

Sur les graphes, les cycles à long terme montrent que la tendance baissière ne sera pas terminée avant le début 2010, remarquent certains chartistes, ce qui suggère que 2009 sera encore une année délicate sur les marchés d'actions européens. Les mouvements devraient cependant être moins saccadés et d'une ampleur plus limitée que ceux qui ont déstabilisé les marchés depuis mai 2008.

"La plupart des cycles annoncent une hausse en 2010, ce qui signifie qu'il y a une probabilité de marché haussier ('bull market') en 2010", indique Michael Risner, chez UBS Investment Bank.

"Est-ce que ce sera un marché fortement haussier? Je ne le pense pas. Le marché haussier entre 2003 et 2007 a été l'un des plus longs et la probabilité que cela se reproduise en 2010 est plutôt faible", ajoute-t-il.

Certains chartistes notent que le marché pourrait manifester un rebond lié à un retour à la moyenne des prix des actifs ("mean reversion") au premier trimestre 2009 étant donné que d'un point de vue historique, le marché est sauvagement survendu. Mais la hausse des cours pourrait être de courte durée et les marchés pourraient glisser à nouveau.

La théorie du retour à la moyenne des prix défend que les cours des actions reviennent en fin de compte à leur niveau moyen, qui peut être la moyenne historique du titre ou toute autre moyenne pertinente.

"Un nouveau test du seuil plancher du marché baissier de 2003 est possible et si ce seuil est enfoncé alors le marché aura vraiment des problèmes", commente Cliff Green, analyste indépendant, en évoquant le plus bas autour de 3.280 points auquel l'indice footsie était tombé au début 2003.

"On n'est pas encore sorti d'affaire", ajoute-t-il.

Les analystes techniques soulignent aussi que les indices boursiers ont un biais haussier en raison de leur composition. Une entreprise dont les performances sont médiocres finit par se faire éjecter de l'indice et par être remplacée par une entreprise dont la performance est croissante, ce qui améliore légèrement l'indice.

Phil Roberts, chez Barclays Capital, estime qu'une reprise sur les marchés d'actions pourrait être visible au second semestre de 2009 mais que de toute façon le retournement de tendance à la hausse sera sans commune mesure avec le plongeon enregistré cette année.

"Mais il va falloir un petit peu de temps pour que ça reparte. 2009 ne sera pas une année de tout repos", dit-il. Il ajoute que d'autres graphes suggèrent que les mouvements des cours s'intègrent dans un vaste processus de correction qui est à l'oeuvre depuis quelques temps.

Les chartistes précisent que l'ampleur mondiale de la crise économique actuelle rend ce processus de correction sans précédent. Même des compartiments comme l'agriculture ont été affectés cette fois-ci et la destruction de richesse a été comparable à celle de la Grande Dépression.

"D'un point de vue technique, le comportement du marché est assez la copie conforme de celui des années 1930. Il y a une spirale déflationniste en ce moment. Les autorités doivent gérer (cela) pour repasser de la déflation à l'inflation", déclare Risner, chez UBS. "Si on y arrive, et ce devrait être le cas l'an prochain, ce sera la hausse sur les marchés financiers."

Version française Dominique Rodriguez

et en plus, à partir de 2010, les baby-boomers anglo-saxons (USA, Canada, UK, Pays-Bas, Scandinavie, etc.) vont commencer à massivement partir à la retraite (ceux nés en 1945 auront 65 ans en 2010). Leurs fonds de pension par capitalisation boursière ont déjà perdu énormément en 2008 (ce qui leur pose déjà des problèmes : besoin d'augmenter les cotisations et de diminuer les pensions servies), et ils vont devoir commencer à vendre massivement leurs capitaux accumulés (actions, obligations, emprunts d'Etat, etc.) pour payer les retraites dues aux papy-boomers de plus en plus nombreux.

Y aura-t-il suffisamment d'acheteurs (actifs, classes moyennes et riches des pays développés et émergents, fonds souverains) pour éviter une baisse prolongée des cours ?

Après le super-cycle haussier des 20-25 dernières années, les Bourses mondiales n'entrent-t-elles pas dans un long cycle baissier de 10 ans ou plus ?

Le temps de digérer la méga-bulle des 10 dernières années, la récession/dépression actuelle et à venir, le très haut niveau de régulation/dirigisme d'Etat qui se profile, et le long dégonflement de la "bulle" des fonds de pension.

Olga

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