Rachat de SFR : les discussions se prolongent encore 48 heures avec Bouygues Telecom, Free et Orange
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Patrick Drahi, le principal actionnaire d'Altice France et de SFR.
PW/JS/ - REUTERS - Philippe Wojazer
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Patrick Drahi, le principal actionnaire d'Altice France et de SFR.
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Le suspense est à son comble concernant la vente de l'opérateur télécom SFR par Altice France au trio Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange. Alors que la signature du protocole d'accord était attendue ce vendredi 5 juin avant minuit, les quatre acteurs concernés ont publié simultanément le même communiqué de presse, après Bourse, vers 22h15, pour indiquer que « les parties se donnent un délai de 48 heures pour finaliser les accords ».
Ce léger report n'a rien d'étonnant dans ce type d'acquisition majeure, d'autant que l'équation est particulièrement complexe avec trois candidats repreneurs qui doivent se partager les actifs. Signe de l'intensité des tractations, la directrice générale d'Orange Christel Heydemann et son directeur financier Laurent Martinez, avaient annulé une rencontre informelle avec quelques journalistes mercredi soir dernier. « On est dans le dur », convenait encore une partie prenante, ce vendredi, à mi-journée.
Pour rappel, le prix et le périmètre de la cession des actifs de SFR ont été validés depuis l'entrée en négociations exclusives le 17 avril. Ces dernières devaient initialement se terminer le 15 mai et avaient déjà été renouvelées une première fois jusqu'au 5 juin.
« Il n'y a rien de particulièrement bloquant . Les trois opérateurs du consortium sont alignés. Mais il reste quelques détails à régler avec Altice », faisait valoir un acteur côté acheteurs, il y a quelques jours. « Nous sommes en phase de rédaction et lorsque l'on fait bouger un paramètre, cela ça fait bouger tous les autres. A un moment donné il faut dire stop », commente un autre.
Le earn out, ce complément financier de 650 millions d'euros que doit toucher Patrick Drahi et ses actionnaires lors de la vente effective, a notamment fait l'objet de vives discussions. Mais les deux parties ont convenu qu'Altice devait bien continuer à investir dans les réseaux pour maintenir les activités de SFR et la qualité du service.
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