Compagnie des Alpes en hausse après le tassement des profits semestriels

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Le spécialiste des remontées mécaniques et parcs de loisirs a vu son bénéfice net diminuer de 14% au premier semestre à 28,3 millions, en raison notamment d'une baisse d'activité liée au décalage de Pâques de mars à avril. Mais il juge encourageant les réservations de cet été.

La Compagnie des Alpes (remontées mécaniques et parcs de loisirs notamment avec le Parc Astérix ) a publié ce mercredi une baisse de 14% de son bénéfice net au premier semestre de l'exercice 2008/09 (clos fin mars). Le bénéfice net s'est établi à 28,3 millions d'euros contre 33 millions un an plus tôt, indique la Compagnie des Alpes dans un communiqué. Le bénéfice opérationnel s'est inscrit en baisse de 14,4% à 63,4 millions d'euros (contre 74,1 millions) pour un chiffre d'affaires, déjà publié, de 324,9 millions d'euros. Au premier semestre, les parcs de loisirs ont enregistré une perte opérationnelle de 48,2 millions tandis que les domaines skiables ont dégagé un bénéfice opérationnel de 112,6 millions.
 
La fréquentation des domaines skiables se situe au deuxième rang dans l'histoire du groupe, après la saison record 2008. Le chiffre d'affaires a progressé de 1,7% pour une baisse de 2,3% de volume. La recette par journée et par skieur a progressé d'environ 4,1%, permettant d'afficher, pour la vingtième annnée consécutive, une progression des recettes des domaines skiables à périmètre comparable. Pour la saison 2008-2009 qui s'est terminée le 10 mai, la progression devrait s'établir à environ 1,7% par rapport à 2007-2008, à la faveur d'un bon enneigement.

Dans une interview accordée à l'Agence Reuters, le PDG Dominique Marcel a laissé entendre que la Compagnie des Alpes - dont la Caisse des dépôts détient 40% du capital - est ouverte à des acquisitions. "S'il y a des opportunités, nous les étudierons, nous les regarderons et nous n'hésiterons pas, s'il y a vraiment des opportunités à saisir, à le faire en partenariat avec d'autres investisseurs. C'est parfaitement quelque chose que nous sommes prêts à envisager", a déclaré Dominique Marcel. Toutefois le groupe de loisirs, qui se concentre actuellement sur la génération de cash flow et la réduction de sa dette, n'a pas besoin aujourd'hui de recourir à une augmentation de capital, a précisé le PDG.

Dominique Marcel a indiqué que le groupe continuerait à ne pas donner de prévisions pour l'ensemble de l'exercice, mais a indiqué que les perspectives d'activité étaient "encourageantes" pour le second semestre, en partie grâce au fait que beaucoup de ménages ont décidé de ne pas partir trop loin pour les vacances. Et de préciser : "aujourd'hui, on est à peu près à +4% par rapport à l'an dernier" avec une croissance de la fréquentation de 1% et une dépense par visiteur qui se tient bien à +3%". 

Le groupe table sur des économies de coûts d'exploitation à hauteur de 5 millions d'euros sur l'exercice, et une diminution des frais financiers de 7 millions d'euros, selon le communiqué. D'autre part, les investissements seront réduits d'environ 10%, à 85 millions d'euros.

En Bourse, le titre a gagné 2,51% à 19,99 euros, après une séance en dents de scie.

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