La Bourse de Francfort animée par plusieurs gros dossiers

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En pleine période estivale, les investisseurs allemands ont néanmoins fort à faire : rachat de Porsche par Volkswagen, rapprochement entre Continental et Schaeffler et déboires des groupes en difficultés Escada et Arcandor. Autant de sujets brûlants qui ne cessent d'animer la place financière de Francfort.

Alors qu'en ce mois d'août, l'actualité business se fait plus calme à la Bourse de Paris,  la place de Francfort connaît pour sa part des séances animées par plusieurs gros dossiers économiques.

Ainsi, la saga Porsche-Volkswagen se poursuit après l'annonce fin juillet du rachat du constructeur de voitures de sport par son compatriote, et d'un investissement de 7 milliards d'euros par le Qatar. Depuis, le titre Volkswagen plonge avec une chute de 35% sur une semaine. Ce mercredi, VW affiche un nouveau plongeon de 13,98% à 145,99 euros, soit la plus forte baisse de l'indice Dax (-0,36%).

L'opération de rachat de Porsche amène les investisseurs à revoir leur appréciation sur le titre en raison d'options sur actions VW détenues par Porsche, et qui vont être revendues au Qatar. Selon des informations du Manager Magasin ce mercredi, le Qatar devrait payer à Porsche environ 80 euros par action ordinaire Volkswagen, ce qui donnerait à l'émirat 17% des droits de vote du premier constructeur automobile européen. Manager Magazin, qui cite des sources proches de Porsche, ajoute que le Qatar a également racheté à Porsche des options sur 50% des actions préférentielles VW au prix de 63 euros par action. L'action Porsche bondit de 3,73% à 54,20 euros ce mercredi.

Par ailleurs, pour le marché, le titre Volkswagen coterait encore au-dessus de sa valeur réelle après être montée cet automne jusqu'à mille euros en raison d'une intense spéculation. Les investisseurs s'inquiètent aussi de l'augmentation de capital de 3,3 milliards d'euros prévue avant la fin de l'année pour s'emparer de Porsche.

Au jeu du plus petit qui échoue finalement à racheter plus gros que lui, on notera aussi le dossier Schaeffler-Continental. La feuilleton économique entamé il y a déjà plusieurs mois  continue d'animer le marché  même si la hache de guerre entre les deux  groupes a été enterrée.  Il aura fallu pour cela remercier  le patron de l'équipementier automobile, Karl-Thomas Neumann pour le remplacer par un transfuge de Schaeffler, Elmar Degenhart.

Arcandor et Escada se cherchent un avenir

Mardi, le groupe de roulement à billes, actionnaire majoritaire de Continental, a annoncé avoir trouvé un accord avec ses créanciers sur un plan de financement de 12 milliards d'euros. Le désendettement de Schaeffler doit faciliter le rapprochement entre les deux groupes. Du coup, le titre Continental a bondi de 15% et progresse encore ce mercredi de 1,69% à 26,54 euros.

La Bourse de Francfort doit aussi faire avec la faillite d'importants groupes allemands, tel Arcandor en dépôt de bilan depuis le mois de juin. Le groupe de distribution et de tourisme, propriétaire notamment des grands magasins Karstadt, a renoncé la semaine dernière à trouver un repreneur unique. De fait, le groupe devrait être démantelé, ouvrant l'appétit des investisseurs.

Mardi, le titre Arcandor a bondi de plus de 10% alors que des sources de marché évoquait une cession de sa part de 43,9% dans le spécialiste du tourisme Thomas Cook, dans le cadre d'un placement. L'action recule ce mercredi de 3,23% à 30 centimes d'euros.

Enfin, le groupe de prêt-à-porter Escada est lui aussi à la recherche d'un repreneur après avoir déposé le bilan la semaine dernière faute de pouvoir restructurer sa dette. Mardi, une première offre de reprise partielle a été déposée par l'investisseur allemand Nickolaus Becker, avocat à Munich et ancien président du conseil de surveillance du groupe allemand de médias EM.TV. L'action Escada s'est envolée de 24% avant de souffler ce mercredi (-7,53% à 86 centimes d'euros).

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