Wall Street poursuit sa baisse, plombée par les valeurs financières

 |  | 902 mots
Lecture 4 min.
Les places américaines ont fortement reculé ce mardi malgré la nette hausse de l'indice ISM manufacturier, au plus haut depuis près de deux ans. Le Dow Jones chute de 1,96% à 9.311 points, le Nasdaq recule de 2% à 1.969 points et le S&P 500 cède 2,21% à 998 points.

La consolidation se poursuit à Wall Street. Les indices new-yorkais ont en effet terminé en nette baisse, les investisseurs restant prudents alors que les chiffres du marché de l'emploi seront publiés ce vendredi. En attendant les investisseurs ont préféré prendre leurs gains (notamment sur les valeurs financières), malgré des statistiques globalement positives, avec notamment la forte progression de l'indice ISM manufacturier et la nouvelle hausse des promesses de vente de logements.

A la clôture, le Dow Jones chute de 1,96% à 9.311 points, le Nasdaq recule de 2% à 1.969 points et le S&P 500 cède 2,21% à 998 points.

Sur le front des statistiques, l'indice ISM des directeurs d'achat du secteur manufacturier est repassé au-dessus de la barre des 50, qui marque la limite entre une contraction et une croissance de l'activité de l'industrie, pour la première fois depuis janvier 2008. Il s'est établit à 52,9 en août contre 48,9 en juillet. Les économistes attendaient de leur côté une progression plus modeste, à 50,5. Il s'agit du plus haut niveau de cet indicateur depuis juin 2007.

Par ailleurs, les promesses de vente de logements ont grimpé de 3,2% en juillet, après un gain de +3,6% en juin. Le consensus misait sur une hausse de 2%. En revanche, les dépenses de construction en juillet ont eté moins importantes que prévu, baissant de 0,2% sur un mois alors que les analystes escomptaient une stabilité. En volume, elles ont touché leur plus bas niveau depuis février 2004.

Du côté des valeurs, les banques sont mal orientées, étant donc particulièrement touchés par les prises de bénéfices après avoir grimpé la semaine passée. Citigroup (l'action la plus échangée ce mardi sur les marchés) chute de 9,10% à 4,55 dollars, JPMorgan recule de 4,10% à 41,68 dollars et Wells Fargo cède 4,94% à 26,16 dollars. Les banques d'investissements Goldman Sachs et Morgan Stanley abandonnent respectivement 3,16% à 160,23 dollars et 5,21% à 27,45 dollars.

Bank of America perd pour sa part 6,48% à 16,45 dollars. La première banque américaine par les actifs a proposé de rembourser une partie de l'aide octroyée par l'Etat fédéral, selon le Wall Street Journal. L'établissement de Caroline du Nord souhaite commencer par les 20 milliards de dollars reçus en janvier pour l'aider à digérer l'acquisition de la banque d'affaires Merrill Lynch, dont les pertes avaient été largement sous-évaluées au moment de l'opération. Au total, 45 milliards de dollars ont été prêtés à Bank of America dans le cadre du plan Tarp.

L'assureur AIG plonge de 20,47% à 36,05 dollars et les organismes de refinancement hypothécaires Freddie Mac et Fannie Mae laissent respectivement 17,03% à 1,90 dollar et 17,62% à 1,59 dollar. Ces trois valeurs ont vu leur cours se multiplier par trois depuis le début du mois d'août. La semaine passée, elles avaient particulièrement été recherchées, représentant à elles seules près de 40% des échanges, en raison d'un mouvement de couverture des investisseurs. Bernstein est d'ailleurs passé à "sous-performer" sur AIG, estimant qu'il n'y avait aucune raison de détenir le titre.

Le leader mondial des enchères en ligne eBay recule de 2,08% à 21,68 dollars. Le groupe vient de confirmer la vente de sa filiale Skype à un groupe d'investisseurs, conformément aux informations publiées ce mardi matin par le New York Times. L'opération devrait être conclue avant la fin de l'année. Elle porte sur 65% du capital pour un montant de 1,9 milliard de dollars. Racheté en septembre 2005 pour 3,1 milliards de dollars, le spécialiste de la téléphonie sur Internet ne faisait plus partie des plans de sa maison mère, qui avait annoncé sa volonté de s'en séparer en avril dernier. A l'époque, une entrée en Bourse était alors le scénario envisagé. Skype a réalisé l'an passé des revenus de 551 millions de dollars, un chiffre qui pourrait doubler d'ici à 2011.

Yahoo perd 2,94% à 14,18 dollars alors que le célèbre investisseur Carl Icahn a cédé une partie des actions qu'il possèdait du portail Internet californien. Il a ainsi vendu près de 13 millions d'actions sur les trois dernières séances, ramenant sa participation à 4,48%, contre 5,38% précédemment. Carl Icahn avait longtemps milité en faveur de l'offre de rachat de Microsoft sur Yahoo, offre finalement rejetée sous l'influence de l'ancien patron Jerry Yang. Ce désengagement intervient à peine un mois après un accord entre les deux groupes dans la publicité en ligne. Depuis, l'action du groupe Internet a chuté de 16%, les investisseurs étant déçus par la complexité et les retombées financières escomptées de ce partenariat.

Toujours sur le secteur technologique, Research in Motion s'adjuge 0,66% à 73,54 dollars. Le groupe canadien, qui produit les téléphones multifonctions BlackBerry, profite des commentaires de Credit Suisse. L'intermédiaire est passé de "neutre" à "surperformer" sur la valeur, relevant son objectif de cours de 76 à 95 dollars. Son concurrent Motorola laisse 2,09% à 7,03 dollars. Credit Suisse a également revu sa recommandation à la hausse sur le titre, de "neutre" à "surperformer", avec un objectif de cours porté à 9,50 dollars, contre 7 dollars précédemment.

Enfin, Boeing recule de 1,85% à 48,75 dollars. Sanford C. Bernstein a relevé son objectif de cours sur l'avionneur américain. Le courtier estime que le nouveau calendrier, annoncé la semaine passée, pour son programme 787 Dreamliner a permis de lever l'incertitude à court terme. Il table désormais sur un cours de 56 dollars au lieu de 42 dollars. Le futur long courrier de Boeing devrait effectuer son premier vol d'essai au quatrième trimestre, pour une première livraison prévue fin 2010.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
ce n'est pas le moment de vendre à mon avis: cette récente baisse me semble très artificielle, orchestrée par une série de commentaires négatifs sans substance véritable. comme si ceux qui ont raté le coche au mois d'août tentaient de forcer une correction pour se replacer à bon compte. Après une crise prolongée comme cela il n'y a qu'une direction à moyen terme pour les marchés actions: vers le haut, et le rattrapage vient à peine de commencer.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Tout ça n'est que le début d'un mois de septembre calamiteux qui verra le CAC40 redescendre à 3400 points pour commencer. Je suis effaré quand je lis le commentaire précédent qui déclare "Après une crise prolongée comme celle là etc. etc..." Mais cette dépression vient à peine de commencer! Vous allez voir la suite sur plusieurs années et déjà les 4 prochains mois calmeront vos ardeurs ou vos tentatives de manipulation.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les commentaires ci dessus illustrent bien que personne ne sait dans quel sens la bourse va évoluer et comme la bourse , ce n'est pas le casino , il vaut mieux s'abstenir
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Oui, vous avez raison, il faut avoir confiance. Ca repart vers le haut, ce qui se passe aujourd'hui n'est qu'un simple ajustement technique. Arrêter s'il vous plait de vouloir constamment provoquer la panique pour rien, sinon pour nous faire perdre notre argent.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les valeurs boursières n'ont jamais eu autant de volatilité. Le cac 40 a varié en 5 ans de 2200 points à plus de 6000 points, et la volatilité des titres sur une journée peut dépasser les 20 %. Beaucoup de facteurs influencent les cours. Les bulles spéculatives se succèdent et les "manipulations" financières également. La bourse ne serait donc finalement qu'une place essentiellement virtuelle, avec une faible part basée sur l'économie réelle. Reste que l'endettement des états et leur besoins de financement seront un facteur en 2010 et 2011 à prendre sérieusement en compte et qu'il pourrait être un facteur de remonté des taux. Ce n'est pas une crise mais bien plusieurs crises qui sont à l'origine de cette volatilité boursière, la psychologie de la communication faisant le reste !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
sa ne m'étonne pas la situation est plus grave qu'on ne le dit je travail dans l'industrie automobile et la y a rien y a pas de projet dans les 6 a mois a venir je fait des machine de decoupe jet d'eau société axiome et je vais etre licencié économique fin septembre le chomage partielle a permis de retarder c'est tout
on a des conctact aux états unis et je peut vous dire que le situation la bas est catastrophique la bourse est déconnecter de la réalité pour moi c'est certitude y a une francaise qui a fait une description de la californie pas glorieuse et pas mal d'état sont dans cette situation elle part pour la cote est
tout sa pour dire que pour la reprise il vaut mieux compter sur les chinois c'est les seul qui nous commander une machine ( sic il nous ont fait vivre cette été) :)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :