Wall Street termine en légère hausse grâce à de bonnes statistiques

 |   |  829  mots
Les places américaines ont terminé en légère hausse ce mardi, portées par de bonnes statistiques. A la clôture, le Dow Jones gagne 0,59% à 9.683 points, le Nasdaq prend 0,352 à 2.103 points et le S1P s'adjuge 0,31% à 1.053 points.

Wall Street a faiblement réagi ce mardi à une série de chiffres macro-économiques supérieurs aux attentes, notamment les ventes de détail, terminant en légère hausse. Mais la hausse importante des prix à la production inquiète les investisseurs, qui craignent que la reprise s'accompagne d'inflation et donc de hausses des taux directeurs de la Réserve fédérale. Ils restent donc toujours indécis et prudents quant à la suite à donner à la forte progression enregistrée depuis le milieu de l'été.

A la clôture, le Dow Jones gagne 0,59% à 9.683 points, le Nasdaq prend 0,352 à 2.103 points et le S1P s'adjuge 0,31% à 1.053 points.

Sur le front des statistiques, les ventes de détail ont grimpé de 2,7% en août par rapport au mois de juillet, soit la plus forte hausse de l'indice depuis janvier 2006. Cette performance s'explique en grande partie par les effets de la "prime à la casse" sur les ventes de voitures (+10,6%). Les économistes escomptaient une hausse de 2%, après une baisse de 0,2% en juillet. Si l'on exclut le secteur automobile, les ventes de détail ont augmenté de 1,1% en août, soit plus que ce qu'estimaient les analystes (+0,4%).

Par ailleurs, l'indice "Empire State" de la Réserve fédérale de New York, qui mesure l'activité manufacturière de la région, est ressorti à son plus haut niveau depuis novembre 2007, passant de 12,08 en août à 18,88 en septembre. C'est bien plus que le chiffre de 14 anticipé par les marchés. L'activité industrielle s'est ainsi améliorée pour le deuxième mois de rang autour de New York.

Enfin, les prix à la production ont augmenté nettement plus qu'attendu en août, en raison notamment d'un bond des prix de l'essence sans précédent depuis plus de 10 ans. L'indice des prix à la production (PPI) affiche une hausse de 1,7% par rapport à juillet alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse limitée à 0,8%. En excluant les éléments volatils que son les produits alimentaires et l'énergie, il ressort en hausse de 0,2%, contre +0,1% attendu.

Du côté des valeurs, Citigroup plonge de 8,63% à 4,13 dollars. Selon l'agence Bloomberg, le Trésor américain serait en discussions avec la banque new-yorkaise afin de céder la participation qu'il a acquise dans le cadre du plan de sauvetage de l'établissement. Il détient environ 33,6% du capital. La banque a reçu de 45 milliards de dollars de fonds publics, en échange notamment d'actions ordinaires que l'Etat a ensuite converti en actions ordinaires. Depuis cette conversion, le cours de Bourse de Citi a regagné 40%, ce qui permettrait au Trésor de réaliser une confortable plus-value. Mais une vente massive de titres pourrait fortement peser sur le cours de l'action.

Best Buy chute de 5,17% à 38,32 dollars. Le numéro un américain de la distribution d'électronique grand public a publié des résultats conformes au consensus au titre de son deuxième trimestre, dégageant un bénéfice net de 158 millions de dollars sur la période. Cela représente 40 cents par action et hors exceptionnels, soit un cent en deçà des attentes. Son chiffre d'affaires, en baisse de 4% à base comparable, s'est élevé à 1,1 milliard de dollars, contre 1,08 milliard escompté par les opérateurs. Best Buy a par ailleurs revu à la hausse ses prévisions de résultats annuels, tablant désormais sur des profits compris entre 2,70 et 3 dollars par action. Sa précédente fourchette allait de 2,50 à 2,90 dollars. Mais cela reste encore inférieur aux attentes.

Kraft Foods reste toujours surveillé par les investisseurs, après l'annonce lundi dernier d'une offre de rachat sur le britannique Cadbury, d'un montant de 16 milliards de dollars. Cette offre a immédiatement été rejetée par le conseil d'administration de sa cible. Mais le géant américain de l'alimentation pourrait revenir à la charge, a expliqué Irene Rosenfeld sa directrice générale. Le groupe pourrait être amené à vendre des actifs afin de financer une offre d'un montant supérieur. Une perspective qui ne fait pas réagir les investisseurs, le titre progresse très légèrement de 0,08% à 26,13 dollars.

Le spécialiste des cartes de crédit MasterCard prend 2,94% à 214,11 dollars, après avoir annoncé une baisse de 8% du volume des transactions enregistrées cet été aux Etats-Unis, par rapport à l'année dernière. Son concurrent Visa, numéro un mondial du secteur, gagne 0,52% à 73,25 dollars. Il a annoncé lundi soir que son volume de transactions avait reculé de 2% en juillet et d'1% en août.

CBS, eBay et Yahoo profitent de relèvement de recommandation. Le groupe américain de médias grimpe de 4,89% à 12,44 dollars alors que Wells Fargo est passé à "superformer" sur le titre. Le numéro un mondial des enchères en ligne s'adjuge de son côté 1,34% à 24,14 dollars. UBS est désormais positionné à "achat" sur la valeur, avec objectif de cours relevé de 24 à 28 dollars. Enfin, Sanford C. Bernstein est passé à "superformer" sur le portail Internet californien, estimant que le titre était actuellement sous-évalué. Yahoo gagne 5,39% à 16,41 dollars.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :