Wall Street toujours plombée par les tensions budgétaires en Europe

Les places américaines restent dans le rouge ce lundi, toujours pénalisées par les inquiétudes sur la situation budgétaire des pays européens. Le Dow Jones abandonne 1,03% à 10.511 points, le Nasdaq recule de 0,89% à 2.326 points et le S&P 500 cède 1,09% à 1.123 points.

Wall Street évolue à nouveau dans le rouge ce lundi alors que les tensions autour des dettes des pays européens restent grandes. Pourtant, les marchés ont été soutenus à l'ouverture par plusieurs opérateurs de fusions et acquisitions, qui compensaient alors le repli bien plus fort qu'attendu de la croissance de l'activité industrielle dans la région de New York. Mais la tendance baissière à très vite repris le dessus, en raison notamment du repli des valeurs financières et celles liées à l'énergie (le baril de pétrole est repassé sous la barre des 70 dollars à New York)

Vers 18h, le Dow Jones abandonne 1,03% à 10.511 points, le Nasdaq recule de 0,89% à 2.326 points et le S&P 500 cède 1,09% à 1.123 points.

Sur le front des statistiques, la croissance de l'activité manufacturière dans la région de New York a ralenti bien plus fortement que prévu en mai. L'indice "Empire State" est ainsi tombé à 19,11 contre 31,86 en avril, ce qui constituait son plus haut niveau depuis six mois. Les économistes misaient sur un chiffre de 30.

Du côté des valeurs, Lowe's chute de 4,26% à 24,96 dollars. Le groupe de magasins de bricolage et d'aménagement de la maison a pourtant dépassé les attentes au cours du premier trimestre de son exercice décalé. Il a dégagé un bénéfice net de 489 millions de dollars sur la période. Cela représente 34 cents par action, soit 3 cents de mieux que le consensus. Son chiffre d'affaires a progressé de 5%, à 12,4 milliards de dollars contre 12,25 milliards escomptés par les marchés. Mais ces derniers sanctionnent fortement les prévisions du groupe pour le trimestre en cours. Lowe's mise sur un bénéfice par action (BPA) compris entre 57 et 59 cents sur la période, là où les opérateurs misaient jusqu'à présent sur 62 cents.

A l'opposé, GLG Partners s'envole de 46,48% à 4,35 dollars. Le gestionnaire de fonds d'arbitrage va être racheté par le gérant de hedge funds britannique Man Group. Le montant de l'opération s'élève à 1,6 milliard de dollars. Pour convaincre les actionnaires de sa cible, Man va leur offrir 4,50 dollars par action, soit une prime de 55% par rapport au cours de clôture de vendredi dernier. Le rapprochement des deux entités devrait être conclu fin septembre.

Toujours au chapitre des fusions acquisitions, le japonais Astellas Pharma a finalement trouvé un accord sur le rachat du spécialiste américain des biotechnologies OSI Pharmaceuticals pour 4 milliards de dollars. Le deuxième groupe pharmaceutique nippon va offrir 57,50 dollars par action OSI, ce qui représente une prime de 55% par rapport à la dernière clôture du titre avant que l'offre hostile ne soit officialisée. Mais l'action OSI a clôturé vendredi à plus de 59 dollars, les investisseurs espérant une offre plus élevée. L'action recule donc de 4,11% à 57,34 dollars ce lundi.

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