Vent de panique du 6 mai : la SEC veut améliorer la surveillance des marchés

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Le gendarme boursier américain va proposer un mécanisme de suivi des ordres sur les différents marchés pour éviter que ne se reproduise le "mini-krach" du 6 mai.

La Securities and Exchange Commission (SEC), l'autorité des marchés financiers américains, a proposé mercredi d'améliorer la surveillance des marchés en mettant en place un système de suivi des ordres en temps réel commun à l'ensemble des marchés des Etats-Unis.

Cette mesure, envisagée par la SEC depuis plusieurs mois déjà, aurait pu l'aider à expliquer le "krach éclair" du 6 mai dernier, durant lequel Wall Street avait perdu jusqu'à près de 9% en l'espace d'une vingtaine de minutes.

Handicapés par leur incapacité à disposer facilement d'une vision globale des marchés, la SEC et les autres organismes de régulation américains s'efforcent toujours d'expliquer comment l'indice Dow Jones a pu céder quelque 700 points en quelques minutes avant de regagner presque aussi rapidement le terrain perdu.

La présidente de la SEC, Mary Schapiro, a déclaré que l'analyse des événements survenus le 6 mai avait été rendue nettement plus difficile et plus longue par l'absence d'un système standardisé et automatisé de collecte des données sur les différents produits, opérateurs et plates-formes de transactions.

Un tel suivi "consolidé", proposé à l'unanimité par les cinq commissaires de la SEC, "nous permettrait de reconstituer rapidement l'activité de trading et d'analyser rapidement à la fois les comportements de trading suspects et les événements de marché inhabituels", a dit Mary Schapiro lors d'une réunion publique de la SEC.

La surveillance des marchés américains est actuellement divisée entre des équipes internes des opérateurs tels que le New York Stock Exchange et la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA).

Le projet de la SEC prévoit que toute information concernant une transaction sur une action ou une option cotée devrait être communiquée en temps réel à un organisme centralisé. Ce nouveau dépositaire serait géré par les principaux opérateurs de marché américains et la FINRA, qui consoliderait et conserverait l'ensemble des données.

Depuis le 6 mai, les différentes autorités de régulation ont tenté d'analyser des transactions portant au total sur plus de 19 milliards de titres. Elles n'ont pour l'instant pas été en mesure d'idenfifier la cause de la chute soudaine et marquée de Wall Street.

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