Wall Street recule à nouveau sous l'effet de l'envolée du baril

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Le Dow Jones recule de 0,88% et le Nasdaq de 1,21%. Le brut léger américain a atteint 100 dollars le baril en séance.

Wall Street a accusé une deuxième baisse consécutive mercredi, toujours plombée par l'envolée des cours du pétrole provoquée par les violences en Libye, évolution à laquelle s'est ajoutée la chute des valeurs technologiques, ce qui fait craindre à certains qu'une correction est imminente. L'indice Dow Jones a cédé 0,88% à 12.105,78. Le S&P-500a perdu 33,43 points, soit 0,61%, à 1.307,40. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 1,21% à 2.722,99. Mardi, le S&P 500 avait reculé de 2,05%, le repli le plus marqué de l'indice depuis août.

Depuis le début du mois de septembre, le S&P 500 a progressé de quelque 25%, une hausse qui a amené certains intervenants à prédire un mouvement baissier du marché boursier américain sur le court terme. Si cette évolution se confirme, le S&P 500 trouverait selon les analystes un support technique à 1.296, niveau qui correspond au pic de mi-janvier puis, le cas échéant, un deuxième support à 1.286, qui correspond à la moyenne mobile sur 50 jours de l'indice. Le secteur technologique a été plombé par Hewlett-Packard, dont l'action a dégringolé de 9,62% à 43,59 dollars après que le géant informatique a annoncé la veille une révision à la baisse de ses objectifs 2011.

Le brut léger américain a atteint les 100 dollars en séance, un plus haut depuis octobre 2008, en raison de la baisse de la production de la Libye, douzième exportateur mondial.
L'Est de la Libye a basculé dans les mains des insurgés et Benghazi a célébré mercredi sa victoire sur le régime de Mouammar Kadhafi, dont les menaces ont poussé de nombreux pays à évacuer leurs ressortissants.

La répression de la révolte libyenne, menace sans précédent pour le colonel au pouvoir depuis plus de 41 ans, a fait jusqu'à 1.000 morts, selon le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.
L'envolée des cours du brut a profité au secteur énergétique, avec l'indice S&P des valeurs pétrolières qui a gagné 1,95%.
Mais la hausse des cours du pétrole est généralement un facteur de baisse de Wall Street, la hausse de la facture énergétique étant susceptible de freiner la reprise de l'économie américaine.

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