Wall Street pénalisée par la hausse du pétrole

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Alors que le baril de pétrole s'échange à près de 106 dollars à New York, les places américaines reculent à nouveau ce lundi. Les valeurs technologiques sont à la peine.

Après une semaine mouvementée, Wall Street repart à la baisse ce lundi. Les places américaines sont pénalisées par la nouvelle envolée des prix du pétrole - le baril ayant touché plus de 106 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), son plus haut niveau depuis septembre 2008 - alors que la situation en Lybie reste toujours aussi tendue. Cette hausse des cours menace de pénaliser la reprise de l'économie et de renforcer l'inflation, ce qui pourrait déboucher sur le durcissement des politiques monétaires menées par certaines banques centrales, notamment en Europe et en Chine. En outre, Moody's a encore abaissé la note de la dette de la Grèce, menaçant de raviver la crise de la dette souveraine européenne.

Vers 18 heures, le Dow Jones reculait ainsi de 0,56% à 12.101 points, le S&P 500 perdait 0,78% à 1.311 points et le Nasdaq chutait de 1,58% à 2.741 points, dans le sillage des fabricants de semi-conducteurs.

Ces derniers sont plombés par les commentaires de Wells Fargo, qui a abaissé sa recommandation sur le secteur de "surpondérer" à "pondération en ligne". L'intermédiaire estime que la demande devrait progresser de manière modérée cette année, comparé aux deux années précédentes. Intel recule ainsi de 1,89% à 21,15 dollars, Texas Instruments abandonne 2,04% à 35,53 dollars et AMD chute de 4,07% à 8,85 dollars.

Nasdaq OMX progresse de 1,86% à 28,54 dollars. Selon le Sunday Times, le London Stock Exchange (LSE) envisagerait de lancer une offre de rachat sur l'opérateur boursier américain, une fois achevé son rapprochement avec TMX, l'opérateur de la Bourse de Toronto. Dans un contexte de concentration, les marchés spéculent depuis plusieurs semaines sur l'avenir du Nasdaq. Certaines rumeurs avancent qu'il pourrait lancer une contre-offre sur Nyse Euronext, qui prévoit de fusionner avec l'allemand Deutsche Börse.

Toujours au chapitre des acquisitions, Western Digital a officialisé le rachat d'Hitachi Global Storage Technologies, filiale du groupe japonais Hitachi spécialisée dans les disques durs. Le montant de l'opération s'élève à 4,3 milliards de dollars, majoritairement en numéraire. Selon les termes de cet accord, Hitachi va par ailleurs prendre 10% du capital de Western Digital. En Bourse, le titre s'envole de 14,23% à 34,28 dollars.

A l'opposé, Ciena plonge de 4,82% à 27,42 dollars après avoir livré des prévisions de résultats décevantes pour son deuxième trimestre. L'équipementier des télécommunications table sur un chiffre d'affaires compris entre 415 et 435 millions de dollars sur la période, inférieurs aux 439 millions attendus par les analystes. Au premier trimestre, le groupe a accusé une perte de 79 millions de dollars pour des ventes de 433 millions de dollars. Ces performances sont légèrement supérieures aux prévisions des marchés.

Enfin, Starbucks progresse de 3,56% à 34,30 dollars. Dans un entretien accordé au Wall Street Journal, son directeur général indique envisager des acquisitions lors des douze à dix-huit prochains mois afin de développer les activités de son groupe. La première chaîne mondiale de cafés souhaite notamment se renforcer sur le marché en forte croissance des dosettes individuelles. En outre, Morgan Stanley a relevé son conseil sur le titre.

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