Les craintes sur les marges d'ArcelorMittal font chuter le titre

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Malgré la publication de résultats trimestriels meilleurs qu'attendu, ArcelorMittal a accusé la plus forte baisse du CAC40. Les investisseurs craignent un pincement des marges au second semestre.

ArcelorMittal a annoncé mercredi s'attendre à ce que son bénéfice atteigne un plus haut d'après-crise au deuxième trimestre grâce à des prix élevés et des livraisons solides, après un résultat meilleur qu'attendu sur les trois premiers mois de l'année. Son bénéfice net ressort à 1,069 milliard de dollars contre un consensus de 759 millions, tandis que ses ventes ont atteint 22,2 milliards de dollars, légèrement moins que les 22,6 milliards attendus.

Malgré cela, l'action a accusé la plus forte baisse du CAC40 avec un repli de 3,18 % à la clôture. Les investisseurs redoutent en effet une possible compression de sa marge au second semestre.

Au premier trimestre, ArcelorMittal a dégagé un excédent brut d'exploitation (Ebitda) de 2,58 milliards de dollars (1,79 milliard d'euros) au premier trimestre, soit un bond de 39% par rapport à la période octobre-décembre, quand la flambée des cours des matériaux avait entamé les marges. Les analystes anticipaient en moyenne 2,40 milliards. Le groupe, qui assure 6% à 7% de la production mondiale d'acier, a également déclaré que son Ebitda serait compris entre 3 et 3,5 milliards de dollars sur la période avril-juin, soit son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2008, quand le secteur avait dévissé au niveau mondial.

Cette prévision a néanmoins déçu des analystes de Crédit Suisse. Même si la fourchette annoncée est conforme à leurs attentes, elle est "peut-être un peu décevante pour ceux qui attendaient un chiffre plus élevé", jugent-ils.

De son coté, John Klein, analyste chez Berenberg,  estime qu'au second semestre, "nous aurons un ralentissement du marché, nous aurons une augmentation du prix des matières premières, soit une tendance naturelle à la compression de la marge par rapport au premier semestre". La réduction de la marge "constitue bien évidemment une cause d'inquiétude" ajoute-t-il.

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