Le CAC 40 repasse dans le rouge

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Après une matinée passée en territoire positif, le marché parisien a plié en début d'après-midi sous le coup de mauvais chiffre macro-économique aux Etats-Unis. Le CAC 40 a terminé sur un recul de 0,30 %.

Le rebond était finalement trop fragile pour durer. Malgré la tendance haussière de matinée, celle-ci n'a pas résisté à la publication d'indicateurs peu encourageants pour la santé de l'économie américaine. Dans le sillage du recul de Wall Street à l'ouverture, le marché parisien est logiquement repassé dans le rouge en début d'après-midi. Le CAC 40 a conclu sur une baisse de 0,30 % à 3.917,22 points.

Si jeudi matin l'information selon laquelle la Chine serait prête à racheter une bonne partie des titres qui seront émis dans le cadre du plan de sauvetage du Portugal, avait pu donner du baume au coeur des investisseurs sur le sujet de la dette souveraine en zone euro, cela n'a finalement pas suffit. 

Le retournement de tendance a été motivé par la publication très attendue de la deuxième estimation de la croissance du PIB américain pour le premier trimestre. Les premiers chiffres, publiés fin avril, avaient confirmé le net ralentissement de l'économie des Etats-Unis sur cette période : de janvier à mars, le PIB américain n'avait progressé que de 1,8 % en rythme annuel, alors que la croissance avait été de 3,1 % pendant l'automne, selon cette première estimation.

Finalement le département du commerce américain a confirmé en début d'après-midi cette première estimation suscitant la déception des investisseurs qui espéraient que cette deuxième estimation serait plutôt autour de 2 %. Le rapport des autorités fait ressortir une croissance modérée alors que les profits des entreprises sont parallèlement ressortis en baisse sur la période, ce pour la première fois en deux ans.

Et s'il n'y avait que cela. La traditionelle publication du jeudi des demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux Etats-Unis a déçu. Le nombre de demandeurs d'emploi est reparti à la hausse pour atteindre 424.000 sur la semaine, là où le marché anticipait une baisse.

Valeurs en baisse

Dans ces conditions et de façon générale, ce sont surtout les valeurs cycliques qui ont été pénalisées. A l'image de Peugeot et Renault qui enregistrent avec des réculs respectifs de 1,51 % et 1,26 %, les deux plus fortes baisse du CAC 40.

Dans le même mouvement Carrefour (-1,09 %), Arcelormittal (-1,08 %), LVMH (-1,02 %) et dans une moindre mesure Air Liquide (-0,79 %) ont été à la peine.

Valeurs en hausse

Dans un contexte de remontée des cours du pétrole depuis quelques jours, Technip a été bien orienté tout au long de la journée et a terminé sur un gain de 3,16 %

Accor (+1,88 %) a bénéficié d'un relèvement d'obejctif de cours de 38,5 à 39,8 euros de la part de Crédit Suisse. Le courtier estime notamment que le second semestre devrait être plus porteur pour le groupe hotelier qui devrait bénéficier d'une embellie de l'activité en France et aux Etats-Unis.

Hors CAC

L'une des plus fortes hausses du SBF 120 est revenu à CGG Veritas qui s'est adjugé 2,61 %. Le groupe parapétrolier a annoncé le succès d'une émission obligataire de 650 millions de dollars. Par ailleurs, le titre a profité de son intégration dans la liste de CA Cheuvreux des valeurs spécialement recommandées à l'achat. Initialement à "surperformance" sur le titre, le courtier est passé à "achat fort" et a relevé son objectif de cours de 30 à 35 euros. Un relèvement justifiéune reprise attendue de la demande dans le secteur ce qui devrait réduire les surcapacités existantes.

Avec un gain de 5,02 %, Medica a enregistré la deuxième plus forte hausse du SRD. La valeur a profité de l'annonce du rachat par Batipart, l'un des plus importants actionnaires de Korian, de 9,5 % du capital du groupe aurpès de TBU-3 International.

Pétrole et devises

Sur le marché des changes, la monnaie unique était relativement stable. A la clôture des marchés, un euro s'échangeait contre 1,409 dollar.

Du côté du pétrole, après leur forte hausse des derniers jours les cours tendaient à reculer. Le baril de Brent de la Mer du Nord s'échangeait contre 114,64 dollars (-0,28 %) tandis que le WTI se payait 100,2 (-1,13 %).

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