La détérioration du moral des ménages américains fait plonger le CAC 40

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Le CAC 40 qui s'était repris après l'annonce de l'adoption définitive du plan d'austérité italien, l'indice phare de la place parisienne replonge après la publication de l'indice de l'université du Michigan nettement moins bon qu'anticipé.

Hésiant dans la matinée après l'annonce de Standars & Poors quant à la note à long terme des Etats-Unis, le CAC 40 s'est repris en début d'après-midi après l'adoption définitive du plan d'austérité italien. Mais la publication d'un indicateur américain faisant état d'une chute de la confiance des consommateurs américains à un niveau sans précédent depuis mars 2009. Vers 16h30, le CAC 40 se replie de 0,78 % à 3.21,86 points.

Après Moody's, c'est au tour de Standard & Poor's de mettre le marché sous pression. Hier soir, l'agence de notation a annoncé qu'il y avait une chance sur deux qu'elle dégraderait la note souveraine de la première économie mondiale "dans les 90 jours qui viennent". Dans son communiqué, l'agence indique que "Le moment est venu pour Barack Obama et les républicains de s'entendre sur un budget crédible à même de régler le problème récurrent de la dette" et de prévenir que "s'il s'agit d'un accord au rabais, la note sera abaissée". Hier soir, la cinquième réunion entre le président des Etats-Unis et les responsables parlementaires s'est terminée sans qu'aucun accord n'intervienne.

Dans ce contexte, les valeurs financières subissent des dégagements d'autant plus importants que ce soir à 18h seront dévoilés les résultats des "Stess Tests" de 91 établissements financiers de la zone Euro. Si, selon les dernières rumeurs, les banques françaises les ont passé avec succès, les incertitudes planent quant aux résultats de leurs homologues Espagnoles et Italiennes, ce qui accroît l'urgence de la tenue d'un sommet sur la crise de la dette en zone Euro.

Malgré tout, le CAC 40 est parvenu à se maintenir proche de ses niveaux de la veille. Du moins avant que les estimations provisoires de l'enquête Thomson Reuters/Université du Michigan pour le mois de juillet fasse état d'un sentiment du consommateur américain nettement plus dégradé qu'anticipé. Alors que le consensus des analystes prévoyaient un indice à 72,5 points, ce dernier est ressorti à 63,8 points, soit un niveau sans précédent depuis mars 2009. "Chaque fois que l'indice des anticipations a été aussi bas, l'économie a été en récession", a relevé dans un communiqué le directeur de l'enquête, Richard Curtin.

Cet indicateur fait passer au second plan la baisse des prix à la consommation pour le mois de juin. Par rapport au mois précédent la baisse est de 0,2 % soit légèrement plus que prévu (0,1 %). Ce recul est sans précédent en un an. Sur 12 mois, la hausse des prix atteint 3,6%, conformément aux attentes des analystes. L'indice de l'inflation de base, qui exclut l'alimentation et l'énergie, est quant à lui ressorti en hausse de 0,3%, comme le mois précédent, et alors que les économistes attendaient une progression de 0,2%. Sur un an, les prix de base affichent également une hausse de 1,6%, conformément aux attentes des analystes.

Valeurs en Baisse

Schneider Electric recule de 2,44 %. Exane BNP Paribas a abaissé son objectif de cours de 140 à 133 euros.

STMicroelectronics (-2,86 %) est pénalisé par la dégradation de recommandation de Morgan Stanley. Dans le sillage d'un environnement sectoriel pénalisé par l'alerte de ASML sur ses commandes du troisième trimestre, l'intermédiaire est passé de "renforcer" à "conserver".

Lafarge perd 2,92 %. L'agence Fitch Rating estime que si la cession des actifs "plâtre" en Europe et en Amérique du Sud est positive, notament pour la réduction de l'endettement, elle reste néanmoins encore insuffisante pour que sa note à long terme  "BBB-" soit relevée.

Les valeurs financières sont toujours sous pression. Axa recule de 2,55 %, BNP Paribas de 1,79 %. Crédit Agricole lâche 3,22%, Natixis plie de 3,40 % et Société Générale de 2,53%.

Valeurs en Hausse

Les valeurs liées à l'automobile résistent à la tendance après une note positive de Goldman Sachs qui considère que le secteur automobile est l'un des plus attractifs de l'Europe. Michelin gagne 0,56 %, Peugeot 0,18 % tandis que Renault baisse de 0,40 %.

PPr (+0,88 %) bénéficie d'une configuration technique haussière après avoir franchi 118,7 euros selon des analystes techniques qui le voient monter à 128 euros puis à 132.

Hors CAC

Cybergun perd 0,46 % malgré la confirmation de la recommandation de Portzamparc qui apprécie la signature intervenue entre le spécialiste dans la conception et de la distribution de répliques d'armes factices et trois studios indépendants.

Arkema (-0.1 %) est revenu proche de l'équilibre après avoir perdu jusqu'à 1,7 %. Le Tribunal de l'Union Européenne a maintenu la sanction financière à l'encontre du groupe chimique dans le cadre de l'affaire d'une coalition sur des agents blanchissants déjà jugée et sanctionnée en 2006.

Devises et Pétrole

La monnaie unique se replie face au billet vert. Vers 15h, un euro s'échangeait contre 1,412 dollar.

Sur le marché du pétrole, les cours du baril sont orientés à la hausse. Le baril de Brent de la Mer du Nord gagne 0,59 % à 116,93 dollars. Dans le même temps, le WTI s'échange contre 96,63 dollars (+1,32 %).

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