La Bourse de Paris en passe de signer le pire mois de septembre depuis 2008

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Après avoir chuté de 11,29% en août, le CAC 40 est en passe de signer le pire mois de septembre depuis la chute de Lehman Brothers le 15 septembre 2008. Le mois d'octobre verra-t-il l'indice parisien relever la tête ?

Les nerfs des investisseurs sont mis à rude épreuve. Crise de la dette en zone euro que les politiques ne parviennent pas à endiguer, ralentissement économique des pays industrialisés pour lesquels le FMI prédit une croissance lente tout au mieux, dynamisme des pays émergents qui commence à donner des signes de faiblesses, notamment en Chine...En clair, la visibilié fait défaut.

Un contexte dont valeurs cycliques sont victimes. Et tout particulièrement les valeurs bancaires, par ailleurs pénalisées par les inquiétudes quant à leur fonds propres et à leurs besoins de recapitalisation dans un contexte de durcissement réglementaire (Bâle III, Solvency II). Fortement représenté dans le CAC 40 (8,6%), le secteur bancaire a entraîné l'indice parisien vers ses plus bas annuels. Le CAC 40 a touché un plus bas depuis le 13 mars 2009 à 2.693,21 points lors de la séance du 23 septembre. Malgré le fort rebond qui a suivi, l'indice parisien affiche toujours un repli mensuel de plus de 6 % et se dirige vers son pire mois de septembre depuis celui de 2008 (-10,05 %). Sachant qu'historiquement, bourse et rentrée des classes font rarement bon ménage (-3% en moyenne durant septembre entre 2000 et 2010).

La Bourse de Paris signera alors un cinquième mois consécutif de repli. Du jamais vu depuis 3 ans, soit depuis la faillite de Lehman Brothers. Le CAC avait alors aligné 6 mois de repli chutant de plus de 30 %. Une telle situation pourrait-elle se reproduire ? A en croire les statistiques pas forcément. Sur les 11 dernières années, le mois d'octobre s'est, en moyenne, traduit par une phase hausse de 1,5 %.

Reste que le mois prochain, les nerfs des investisseurs seront de nouveau mis sur le grill. Leurs yeux seront rivés sur l'évolution, presque minute par minute, de la situation en Grèce et du versement ou non de la sixième tranche de l'aide internationale. A cela s'ajoute la publication de nombreuses statistiques macroéconomiques qui confirmenront ou non de la récession dans les économies occidentales. Dans ce climat anxiogène, les responsables européens devraient dévoiler leurs plans pour éviter qu'un pays appartenant à l'union économique et monétaire , en l'occurence la Grèce, fasse défaut. Pendant ce temps-là, les entreprises tenteront de rassurer leur auditoire à l'occasion des premières publications de résultats du troisième trimestre. 

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