Le secteur des vins et spiritueux épargné par le marasme boursier

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Alors que les places financières européennes sont emportées par la crise financière qui sévit en zone euro, le secteur des vins et spiritueux garde la confiance des investisseurs.

Pernod Ricard a confirmé ce jeudi la bonne santé des groupes de spiritueux. A l'issue du premier semestre de son exercice décalé 2011-2012, le français a fait état d'une hausse de 6 % de son chiffre d'affaires bien au-delà des attentes. Surtout, la croissance organique atteint 11 % alors que le consensus des analystes s'attendait à une progression de 5,6 %. Une performance à mettre au crédit des marchés émergents. Car si en Europe la hausse des ventes a été de 3 %, les revenus ont bondi de 25 % en Chine et de 14 % sur le continent américain.

Un constat qui vaut pour les producteurs de boissons qui ont déjà dévoilé leur activité trimestrielle. Ainsi Diageo, numéro un des spiritueux, a fait état mercredi d'une progression de 9 % de ses ventes lors de son premier trimestre fiscal à périmètre comparable. Et ce grâce au bond de 30 % des ventes dans la région Amérique Latine-Caraïbes et de 14 % dans celle de l'Asie-Pacifique. Sachant que, malgré un environnement conjoncturel très perturbé, ses ventes en 'Europe et en Amérique du Nord ont affiché des taux de croissance de 5 et 6% .

Des performances saluées par les investisseurs. Dans un marché orienté à la baisse, Pernod Ricard prenait, en début d'après midi plus de 2 %. La veille l'action avait déjà grimpé de 2,39 % dans le sillage du bond de 4,32 % du titre Diageo à la Bourse de Londres.

Cette tendance vaut pour tout le secteur. En témoigne la bonne résistance de l'indice « Bloomberg 500 beverages » regroupant les principaux producteurs de boisson. Depuis le début de l'année, le repli n'est que de 1,5 % alors que dans le même temps l'indice des 500 grandes valeurs européennes, également calculé par Bloomberg, chute de plus de 15 %.

Reste qu'en se négociant en moyenne 17 fois leurs bénéfices estimés par Bloomberg pour 2011, les titres des producteurs de boisson peuvent paraître cher. Ce d'autant plus que le spectre des inquiétudes des places financières s'est élargi aux marchés émergents. Et notamment à la Chine dont la croissance du PIB a montré des signes d'inflexion au troisième trimestre 2011.

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