Les investisseurs soufflent le chaud et le froid sur Peugeot

Sévèrement sanctionné dans les premiers échanges, le titre du premier constructeur français a perdu jusqu'à 5,65 % avant de se reprendre et s'adjuger jusqu'à 3,6 %. Si les perspectives ont déçu, le plan de restructuration séduit.

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Copyright Reuters (Crédits : Nicolas ZWICKEL/PEUGEOT - Direction de la Communication)

Le premier constructeur automobile français, et deuxième européen, a enregistré sur les trois mois écoulés une baisse de 1,6% du chiffre d'affaires de sa division automobile, imputable à un recul marqué des volumes sur le marché européen.

Dans ce contexte, il a revu en baisse son objectif de résultat opérationnel courant de l'automobile, attendu désormais proche de l'équilibre et non plus nettement positif, ainsi que sa prévision de free cash flow annuel, qui devrait maintenant être négatif et non plus proche de l'équilibre.

Le chiffre d'affaires consolidé a en revanche augmenté de 3,5% à 13,45 milliards d'euros grâce à la performance de l'équipementier Faurecia , dont PSA est le principal actionnaire, ou de Banque PSA Finance.

Ces annonces ne sont pas sans conséquence sur le titre PSA ce matin. L'action qui a ouvert en forte baisse de 5,65 % s'est fortement repris en fin de matinée jusqu'à s'adjuger plus de 3 % et évoluer en hausse de 1,58 % aux alentours de 11h30.

Ce grand écart tient au fait qu'après avoir digéré les mauvaises nouvelles relatives aux perspectives, les investisseurs saluent dans un second temps l'annonce du plan de restructuration. La firme automobile a en effet annoncé vouloir supprimer 10 % des effectifs qui ne sont pas dédiés à la productiojn en Europe, soit 5.000 postes. Il a, par ailleurs, annoncé mercredi 800 millions d'euros d'économies supplémentaires en 2012, pour moitié dans les achats et pour l'autre sur les frais fixes.

Ces réductions de coûts viennent s'ajouter aux 3,7 milliards d'euros d'économies comprises dans le "plan de performance" du groupe sur les trois années 2010-2012. Après avoir avancé plus vite que prévu la première année du plan, il a reconnu mercredi que l'objectif ne serait pas atteint en 2011 et qu'il lui fallait donc renforcer ses réductions de coûts.

Le constructeur n'entend pas en revanche réduire les investissements qu'il consacre à son développement international. Il a confirmé son intention de doubler sa production au Brésil ainsi que celle de réaliser les deux tiers de ses ventes hors d'Europe à l'horizon 2020.

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Commentaire 1
à écrit le 26/10/2011 à 14:17
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Les Pouvoirs publics,doivent se poser la question: Pourquoi ne peut-on produire en France,des vehicules,alors que l'Allemagne,conserve sur son territoire tous ses fleurons. L'analyse des coûts,est à fournir au ministére de l'Industrie,pour justifie...

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