Le CAC 40 soutenu par les valeurs bancaires

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Dans un marché évoluant au gré de l'actualité italienne, le CAC 40 est reparti de l'avant, soutenu par Société Générale dont le cours s'est envolé après la publication des résultats trimestriels de la banque.

Après deux séances consécutives de baisse, la Bourse de Paris a repris le chemin de la hausse, soutenu par les résultats de Société Générale, qui ont profité à l'ensemble du secteur bancaire. Après avoir hésité dans les tous premiers échanges, le CAC 40 s?est rapidement ancré dans le vert. Après être revenu tutoyer les 3.200 points au plus fort de la journée (3.193,62 points), l'indice phare de la place parisienne a finalement terminé sur un gain de 1,28 % à 3.143,30 points.

A l?instar des autres places européennes, le marché parisien a réduit ses gains après les résultats du vote des députés italiens sur les finances publiques. Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a obtenu la ratification par les députés italiens des comptes publics 2010 mais sans obtenir la majorité absolue.

Troisième économie de la zone euro, l'Italie est depuis plusieurs mois présentée comme le prochain Etat de l'Union européenne menacé par la crise de la dette. Le gouvernement transalpin est pressé par l'Union Européenne de faire adopter un plan d'austérité pour éviter que l'Italie soit rattrapée par la crise de la dette. Au regard du rebond des indices, hier, à la faveur d'une rumeur de démission du "cavaliere", le départ de Sylvio Berlusconi serait pour la communauté financière la solution au cas italien.

Dans ce contexte, et alors qu'aucune avancée significative quant au nouveau gouvernemetn grec n?a eut lieu, les investisseurs ont réagi aux publications trimestrielles de poids lourds de la cote tels que Société Générale, Cap Gemini, L'Oréal ou encore Thalès.

Sur le front des valeurs

Principal soutien à la hausse du CAC 40, Société Générale (+7,26%) s'est adjugé de loin la plus forte progression du CAC 40. La banque a annoncé mardi un résultat net trimestriel en baisse de 30,6% à 622 millions d'euros. Un chiffre qui prend en compte une décote supplémentaire sur la dette souveraine grecque et des dépréciations liées à des écarts d'acquisitions dans le crédit à la consommation. Dans le sillage de cette publication, BNP Paribas a avancé de 1,79% et Crédit Agricole de 0,82%.

Cap Gemini (+4,66%) a vu sa croissance ralentir au troisième trimestre. Toutefois le rythme de décrue est légèrement moins prononcé qu'attendu, pénalisé notamment par des bases de comparaison moins favorables.

PPR a gagné 2,38 % après avoir annoncé le rachat de la totalité du capital du tailleur italien haut de gamme Brioni, pour un montant non dévoilé.

L'Oréal (+0,81%) est parvenu à maintenir au troisième trimestre le même rythme de croissance qu'au deuxième, la dynamique de la division de produits de luxe ayant compensé le ralentissement de celle des produits grand public.

Dans le sillage des annonces d?austérité effectuées hier par François Fillon, Bouygues a perdu 3,72% tandis qu?Accor perdait 2,93%.

Hors CAC

Thalès (+0,74%) a annoncé un tassement de son chiffre d'affaires sur neuf mois. Mais ses prises de commandes ont augmenté de 15% à la faveur du dynamisme de l'aéronautique civile et du contrat de rénovation des Mirage 2000 en Inde. Par ailleurs, le groupe peine à se mettre d'accord avec Safran sur un échange d'actifs dans la défense. Portant l'urgence semble de mise. En effet selon des sources industrielles, la crainte d'un conflit social face aux risques pour l'emploi dans les deux groupes pourrait repousser tout accord au-delà de l'élection présidentielle du printemps 2012.

Lagardère a plongé de 6,19 %. Le groupe a annoncé une baisse de 5,8% (en données brutes) de son chiffre d'affaires au 3e trimestre à 1,982 milliard d'euros. MAis le marché sanctionne surtout un deuxième avertissement sur résultats en moins de 3 mois. Dorénavant, la société prévoit une baisse de 5% à 12% du résultat opérationnel média en 2011, contre -5 à -7% prévu auparavant.

JCDecaux (-3,53 %) a nettement dépassé les attentes au troisième trimestre, en affichant une croissance de ses ventes quasiment deux fois supérieure à l'objectif qu'il s'était fixé, dopé notamment par le dynamisme de la France et de l'Allemagne.

Devise et Pétrole

Sur le marché des changes, la monnaie unique était en hausse face au billet vert. A la clôture des marchés européens, un euro s'échangeait contre 1,378 dollar. Dans le même temps, les prix du baril de brut étaient bien orientés. Le Brent de la Mer du Nord prenait 0,12% à 114,70 dollars tandis que le WTI avançait de 0,51% à 96,01 dollars.

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a écrit le 08/11/2011 à 11:47 :
Les banques, en tout cas la valeur des actions bancaires, n'ont pas fini de dégringoler. Elles finiront nationalisées ou sous contrôle de l'Etat avec intervention éventuelle du FESF pour certains pays et pas des petits de l'UEM. L'euro c'est on peut le dire sans se tromper, terminé. La question est de savoir comment ça va se détricoter. Sur le plan des provisions des banques, le gros n'a pas été encore fait, sur les portefeuilles de produits dits structurés, et ensuite sur les Etats à problèmes de la zone euro (la Grèce ne remboursera pas et les tergiversations actuelles le démontrent aisément, ce pays sera le premier à se faire foutre dehors de l'UEM et peut être même de l'UE, c'est mérité), et enfin sur les portefeuilles de prêts immobiliers qui comme en Irlande et Espagne vont finir par dégueuler en France et ailleurs. La monétisation des dettes ne se fera pas parce que les allemands y sont opposés (ce qui me parait compréhensible, ils ne sont pas pour la facilité irresponsable) comme les hollandais ou les islandais, on va vite arriver au point de rupture.
Réponse de le 08/11/2011 à 14:09 :
Cher Béru je vote pour vous, votre analyse est perspicace, et en fait pleine de bon sens qui tue.
a écrit le 08/11/2011 à 10:30 :
QUARANTE QUE JE BOURSICOTE, mais je ne comprends plus rien : S GENERALE -30% sur le résultat trimestriel à cause des provisions et l'annonce de la suppression du dividende 2011. L ACTION S ENVOLE DE 8 %
QUI PEUT M EXPLIQUER, je suis maintenant trop vieux pour comprendre tout seul, déjà que notre droite fait une politique fiscale de gauche !
Réponse de le 08/11/2011 à 11:45 :
a part le fait que les marchés s attendaient peut etre a pire et que finalement les banques françaises sont bien mauvaises que leur consoeurs je ne vois pas non plus je crois qu il n y a plus rien a comprendre en fait
Réponse de le 08/11/2011 à 15:07 :
A glandu - La bourse est une chose, l'activité réelle une autre chose. A la bourse, si certains vendent, d'autres achètent.

A mordrakhen - Je suppose que vous vouliez dire : moins bien mauvaises que leurs consoeurs.

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