La Bourse de Londres insensible aux menaces de Moody's

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La livre n'a pas beaucoup reculé face au dollar. L'indice phare britannique n'a pas, non plus, vraiment réagi ne cédant que très peu de terrain. Les investisseurs ne semblent pas prendre au sérieux la perspective d'une dégradation du triple A.

L?avertissement donné par l?agence de notation Moody?s a-t-il été vécu comme un couperet insupportable par toute la communauté financière britannique ? En indiquant qu?elle plaçait le pays sous surveillance négative, menaçant ainsi l?un des derniers triple A de l?Europe, Moody?s a effectivement quelque peu crée la surprise. Menace que n?a d?ailleurs pas évoqué l?autre grande agence de notation, Standard & Poor?s, lorsqu?elle a récemment dégradé la France et neuf autres pays européens.
Si cette menace était mise à exécution, nul doute que le pays vivrait l?évènement de la même manière que l?a vécu la France. Avec cette différence que le gouvernement britannique a sans doute devancé l?Hexagone dans la mise en place d?un plan d?austérité budgétaire des plus drastiques. Tout en maintenant une politique monétaire des plus accommodantes. Il faut dire que le Royaume-Uni n'est pas à l'abri de la crise de la zone euro voisine, avec laquelle il réalise une partie importante de ses échanges commerciaux.


Austérité ou pas austérité ?


Toujours est-il que cette annonce a donné l?occasion aux ténors politiques britanniques de revenir sur les mesures à prendre pour endiguer la béance du déficit budgétaire. "Il est clair que l'austérité ne marche pas, que ce soit en Grèce, en Irlande, en Grande-Bretagne ou dans d'autres pays", a assuré Ed Balls, l'un des responsables du Labour. "C'est certes un petit coup porté au ministre des Finances mais cela apparaît aussi comme un soutien au plan d'austérité du gouvernement", a estimé de son côtéVicky Redwood, économiste chez Capital Economics.


La livre a très modérément reculé face au dollar


La Banque d'Angleterre (BoE) est, pour sa part, en train d'épuiser ses moyens d'action, avec un taux directeur déjà à un niveau exceptionnellement bas de 0,5% et des injections massives de liquidités qui ne pourront augmenter indéfiniment."Cette décision ne devrait, en tout cas, pas endommager significativement le statut de valeur refuge du Royaume-Uni", a relativisé Vicky Redwood. Et de fait, la livre a reculé modérément mardi face au dollar sur le marché des changes.
Surtout, la Bourse de Londres n?a quasiment pas évolué tout au long de la journée, cédant très peu de terrain dans un volume d?échanges relativement calme. Pour finir, le FTSE a ainsi lâché 0,1%... La preuve que les investisseurs ne croient pas vraiment à une sanction de Mood?y?s, à court terme du moins. La place britannique a, certes, déjà bien reflué ces dernières années, au rythme des déconvenues de l?ensemble des Bourses européennes. Avec cette particularité que l?indice phare local est fortement pondéré en valeurs minières aux évolutions boursières plutôt flatteuses. En contrepartie, les entreprises bancaires sont aussi largement présentes, comme en France.
 

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