La Bourse de Paris fait sur sur-place

Si les résultats des entreprises viennent animer les salles de marché, les nouvelles en provenance de la Grèce sont toujours plus désespérantes.

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La Bourse de Paris a fait du sur-place jeudi,  l'indice CAC 40 ayant terminé à 3.393,25 points (+0,09%), dans un volume d'échanges de 3,420 milliards d'euros.
Le marché parisien a évolué en baisse tout au long de la journée avant de se reprendre légèrement en fin d'après-midi, après la publication de bons indicateurs américains.
Aux Etats-Unis, les nouvelles inscriptions au chômage sont tombées à leur niveau le plus bas depuis le début du mois de mars 2008. Par ailleurs, la construction de logements s'est inscrite en légère hausse en janvier et l'activité de l'industrie manufacturière dans la région de Philadelphie s'est accélérée en février.
Pendant ce temps, les négociations entre les organes européens et la Grèce n'ont guère avancé. Les investisseurs redoutent de plus en plus un enlisement du problème pour des raisons notamment politiques. 

Au delà de ces considérations macro-politiques, certains intervenants osent faire preuve d'un certain optimise. « Au cours des dernières semaines, nous avons constaté un léger rééquilibrage entre positionnement à risque et positionnement sans risque vers un niveau beaucoup plus proche de la normale, car le cycle d'actualités constamment négatives a été finalement interrompu par des statistiques et des politiques un peu moins défavorables », remarque ainsi Luke Stellini, directeur produits actions euroépéennes chez Invesco Perpetual.

A l'opposé, Ipsos a publié une étude sur la perception de la crise économique mondiale qui ne laisse pas beaucoup de place à l'espoir..."La perception de la crise économique est planétaire et alimente le pessimisme de l?opinion publique à l?échelle mondiale. Si celui-ci est moins marqué dans les pays émergeants, notamment au Brésil et en Inde, il reste très fort en Europe : 74% des Britanniques, 79% des Italiens et 87% des Français estiment que le pire reste à venir (et 68% à travers le monde). Entre ces deux pôles, les Etats-Unis et le Canada sont dans une position intermédiaire : bien que majoritaire, le pessimisme y est moins marqué qu?en Europe. Partout, la crise économique s?accompagne d?une crise du résultat pour les exécutifs : l?efficacité des gouvernements pour lutter contre les effets de la crise est remise en cause dans la quasi-totalité des pays. Pour autant, les oppositions ne sont pas systématiquement renforcées : une majorité de personnes interrogées à travers le monde estiment qu?elles ne feraient ni mieux, ni moins bien que leur gouvernement actuel".


Sur le front des valeurs, Les bancaires ont connu une journée plutôt faste.  Le titre BNP Paribas a clôturé en hausse de 2,78% à 35,85 euros. La Société Générale s'est inscrite en légère hausse de 0,78% à 22,55 euros, après la présentation d'un bénéfice net en chute de 39%. Quant au Crédit Agricole, il a grignoté 0,87% à 4,88 euros.


Parmi les plus fortes hausses figurait Capgemini, qui s'est adjugé 7,94% à 31,66 euros, après la publication d'un bénéfice net en forte hausse pour 2011.

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