L'inquiétude en Espagne replonge les marchés européens dans le rouge

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Les marchés boursiers européens clôturent en baisse ce mercredi, en attendant une nouvelle émission obligataire en Espagne. La Bourse de Paris cède 1,59%, et celle Madrid près de 4%.

A la veille d'une émission de dette capitale pour Madrid, les principaux indices boursiers affichent de fortes baisses. A Paris,la Bourse de Paris, l'indice CAC 40 a cédé 1,59%, pour s'établir à 3.240,29 points (bien 3.240,29 points) à la clôture. Le volume d'échanges s'est établi à 3,458 milliards d'euros. Sur les autres places européennes, Londres a clôturé en baisse de 0,38%, Francfort de 1,01%. De son côté, l'indice Eurostoxx a perdu 1,64%.

La Bourse de Madrid a été touchée de plein fouet par les inquiétudes sur son économie,  plongeant ce mercredi de 3,99% à la clôture. Deux jours après une émission réussie, malgré des prix élevés, Madrid doit lever jeudi entre 1,5 et 2,5 milliards d'euros à 3 et 10 ans. Or, le taux des créances douteuses des banques espagnoles a encore progressé en février, atteignant un nouveau record depuis 1994, à 143,8 milliards d'euros. Selon le Fonds monétaire international, les soucis des banques de la zone euro et le mouvement de désendettement qu'elles ont entrepris pourraient coûter jusqu'à 1,4% au produit intérieur brut (PIB) de l'Union monétaire en 2012 et 2013.

L'Italie dans le collimateur

L'Italie, également dans le viseur des intervenants, a pour sa part revu à la baisse ses prévisions pour 2012, prévoyant une contraction de 1,2% de son économie contre une baisse de 0,4% lors de la dernière prévision officielle datant de décembre. La troisième économie de la zone euro a dans le même temps retardé ses objectifs de retour à l'équilibre budgétaire, s'attendant à un déficit de 0,5% en 2013 (au lieu de 0,1% prévu).

Signe de la défiance du marché envers les actifs réputés risqués, l'Allemagne, havre de sécurité pour les investisseurs, emprunte à des taux toujours plus bas. Berlin a ainsi levé ce mercredi plus de 4 milliards d'euros à deux ans à 0,14%.

Paris dans l'attente de l'élection présidentielle

En France, l'imminence de l'élection présidentielle jouerait sur les échanges. "Le marché commence à intégrer une victoire du candidat socialiste François Hollande qui veut renégocier les traités difficilement mis en place entre Paris et Berlin", estime par exemple Yves Marçais chez Global Equities, interrogé par l'AFP.

Côté valeurs, les bancaires ont été les premières victimes du regain de tensions en zone euro. Société Générale a perdu 5,01% à 17,63 euros, effaçant une partie de ses gains de mardi, tout comme Crédit Agricole (-4,36% à 3,82 euros) et BNP Paribas (-3,19% à 30,0 euros).

Les valeurs cycliques, sensibles à la conjoncture, ont vécu une séance difficile sur fond de craintes persistantes sur la croissance mondiale. Peugeot a cédé 4,84% à 9,64 euros, Bouygues 3,53% à 20,92 euros et Lafarge 3,32% à 30,58 euros. LVMH a reculé de 3,30% à 126,20 euros malgré la hausse de 25% de ses ventes au premier trimestre 2012, à 6,6 milliards d'euros. A l'inverse, Danone a terminé en tête de la cote (+1,51% à 53,88 euros), Kepler ayant porté son objectif de cours de 55 à 60 euros et réitéré son conseil d'achat.

Par ailleurs, Accor a pris 0,41% à 25,94 euros grâce à un chiffre d'affaires plus dynamique que prévu sur les trois premiers mois de l'année. Casino a perdu 1,78% à 72,88 euros, ne profitant pas du rebond de ses ventes au premier trimestre à 8,74 milliards d'euros. Groupe Eurotunnel a pris 1,52% à 6,48 euros après avoir enregistré une hausse de 21% de son chiffre d'affaires au premier trimestre. Enfin, Geci International a bondi de 26,20% à 2,36 euros après avoir chuté de plus de 27% la veille sur fond d'incertitudes sur le financement de son projet d'avion à hélices Skylander.

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