Obligations : les taux à dix ans de l'Allemagne atteignent un plus bas historique

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Les taux à 10 ans de l'obligation allemande de référence (Bund) tombaient lundi matin à leur plus bas niveau historique, les investisseurs très inquiets du blocage politique en Grèce plébiscitant ces titres de dette réputés particulièrement sûrs.

Signe des tensions sur les marchés et de l'inquiétude profonde sur suscite la Grèce, les taux à 10 ans de l'obligation allemande de référence (Bund) tombaient lundi matin à leur plus bas niveau historique. Les investisseurs restent rès inquiets du blocage politique en Grèce plébiscitant ces titres de dette réputés particulièrement sûrs.

A 10 heures, le rendement ou taux de l'obligation allemande à 10 ans, qui évolue en sens inverse de la demande, reculait à 1,470% contre 1,515% vendredi à la clôture. "Les investisseurs plébiscitent toujours plus la sécurité même si les titres de dette allemande ne leur rapportent plus rien", note Nordine Naam, stratégiste obligataire chez Natixis. L'inflation en Allemagne a atteint 2,1% en avril.

Craintes d'une sortie de la Grèce de la zone euro

"Les craintes d'une sortie de la Grèce de l'euro sont fortes et, en cas de blocage politique persistant dans ce pays, le taux du Bund devrait encore reculer davantage ces prochains jours", estime M. Naam. En Grèce, les rencontres entre responsables politiques n'ont pas permis d'obtenir la formation d'un gouvernement de coalition pendant le week end. "Cet échec ne constitue certes pas une surprise, mais assurément une étape de plus vers la sortie de la Grèce de la zone euro", ce qui plombe la Bourse de Paris tout comme les autres places financières européennes, relèvent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC. Une nouvelle réunion est prévue dans l'après-midi, mais les chances d'accord semblent faibles et la tenue de nouvelles législatives de plus en plus inévitable.

Les ministres des Finances des 17 membres de la zone euro, qui se réunissent en fin d'après-midi à Bruxelles, devraient envoyer un message de fermeté à Athènes. Le ministre espagnol des Finances, Luis de Guindos, devra quant à lui au cours de cette réunion tenter de rassurer, en donnant un aperçu des réformes que Madrid compte mettre en place pour consolider ses finances publiques.

En attendant, l'Espagne restait dans le viseur des marchés. Les taux à 10 ans du pays repassaient au-dessus des 6% à 6,136% contre 5,984% vendredi. Les rendements italiens de même échéance grimpaient à 5,627% contre 5,495%. Les investisseurs attendent dans la matinée une émission obligataire test en Italie, traversée actuellement par de fortes tensions sociales dues à sa politique d'austérité. Ils craignent que les conditions d'emprunt du pays se dégradent de nouveau lors de cette opération.

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