Bénéteau s'attend à une perte opérationnelle pour l'exercice 2012-2013

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L'exercice 2012-2013 ne sera pas un bon cru pour Bénéteau. Pis encore, le fabricant français de bateaux de plaisance a averti qu'il tablait sur une baisse de 2,5% de son chiffre d'affaires et une perte opérationnelle pour son exercice 2012-2013. Le groupe souffre toujours d'un marché européen du bateau bien dégradé. Il devrait reculer de 10% à 15% cette année après une contraction de 25% en 2012, selon Bénéteau.

Bénéteau devrait donc terminer l'exercice 2012-2013 (clos fin août) dans le creux de la vague. Le résultat opérationnel est attendu en perte de 7,5 millions d'euros pour un chiffre d'affaires consolidé devrait s'élever à 810 millions d'euros pour 2012-2013, en léger retrait de 2,5% par rapport à 2011-2012. Pour rappel, le spécialiste des bateaux de plaisance a réalisé, sur la période couvrant les mois de septembre à novembre 2012, un chiffre d'affaires en légère hausse de 1 %, à 96,2 millions d'euros. Le premier trimestre est traditionnellement peu significatif car il ne contribue que pour 10 à 15 % aux ventes annuelles de Bénéteau.

L'activité Bateaux devrait s'apprécier de 1,3% en 2013

Dans le détail, l'activité Bateaux devrait s'apprécier de 1,3% à 618 millions d'euros, alors que le marché européen devrait connaître en 2013 un retrait de l'ordre de 10% à 15%. Bénéteau annonce être en mesure de réaliser plus de 40% de son chiffre d'affaires hors Europe (contre 32% en 2012) grâce à son positionnement dans les pays en croissance. Il compte sur le « frémissement prometteur » du marché américain et de la croissance des marchés en phase d'équipement que sont l'Asie et l'Amérique du Sud. En conséquence, les ventes du groupe sur les axes de développement devraient avoisiner 150 millions d'euros, en hausse de 50% pour la deuxième année consécutive. La forte progression anticipée par Bénéteau sur les axes de développement, viendra pour la première fois équilibrer la baisse attendue sur les marchés français et allemand.

Dans Habitat de loisirs, l'activité est attendue en baisse de 17,5 % mais dans le résidentiel, la croissance atteindra 54 %, soit un chiffre d'affaires estimé de 20 millions d'euros. L'habitat de loisirs est confronté depuis plusieurs mois à la dégradation de la conjoncture économique française qui freine les décisions d'investissement d'une partie des professionnels du tourisme sur 2013. Pour limiter cette baisse, le groupe entend conquérir de nouvelles parts de marché sur les autres pays européens avec une croissance de plus de 65 % de l'activité qui est escomptée sur l'exercice 2012-2013. En outre, le groupe va poursuivre le développement d'une nouvelle gamme « Muse » qui participera à l'obtention de l'équilibre d'exploitation en 2015. Bénéteau ambitionne en effet de rendre accessible un habitat de qualité répondant aux exigences du développement durable, une thématique qui est actuellement en vogue...

Devenir un groupe au profil de plus en plus mondialisé

Bététeau ambitionne de devenir un groupe dont le profil sera de plus en plus mondialisé. La part de l'activité réalisée en dehors de l'Europe devenant majoritaire (de l'ordre de 55%) et devrait monter à 60% à la faveur du développement du groupe dans le bateau à moteur. La saison 2014 s'inscrira dans cette tendance. Pour 2013 par contre, la tonalité est plus prudente. A l'occasion de son point d'activité trimestriel, le discours est beaucoup prudent. Dans l'activité Bateaux, la « tonalité des récents salons nautiques confirme qu'un équilibre devrait être trouvé pour la saison 2013 entre des zones en croissance et une zone Europe plus contrastée ». Si la prudence reste de mise à court terme, en particulier pour le marché français, d'autres marchés en Europe fortement dégradés devraient se stabiliser ou croître sur la saison. Le groupe peut toujours compter sur une poursuite de la croissance de son activité dans les pays émergents d'Amérique du Sud et d'Asie Dans l'habitat, malgré une forte progression attendue à l'exportation, la société explique que les performances devraient dépendre largement des prises de commandes des propriétaires de campings en France.

Le titre a terminé l'année 2012 sur un léger gain de 1,8%. Le dossier est loin d'être épargné par un environnement économique difficile en Europe du Sud même si la stratégie internationale axée sur les pays émergents permet de limiter ce repli ...Mais on est encore loin des années 2008-2009 alors que le titre avait abandonné 72% pour toucher un plus bas sur les 5 euros, sur fond d'un marché mondial qui s'était contracté de 40% à 50% sur la période. Mais les derniers objectifs présentés ce jeudi par le groupe incitent encore à la prudence. Ecart.

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