Comment miser sur le succès d'Apple, sans acheter Apple

 |   |  690  mots
(Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Introduite en 1981 à 4,27$, l'action Apple s'échange désormais sur le Nasdaq à 700$. Celui qui avait investi dans la valeur dès son IPO aurait alors réalisé un gain de ... 16 000%. De quoi rebuter les investisseurs à acheter un dossier qui atteint des niveaux de valorisation stratosphériques. Pour ceux qui veulent miser sur le succès d'Apple et accessoirement sur le lancement en grande pompe de l'Iphone 5 sans acheter Apple, il existe des solutions.

D'abord, il faut savoir qu'Apple ne révèle pas en général pas le nom de ses fournisseurs pour un produit en particulier, ce qui contraint les analystes à spéculer sur l'identité des bénéficiaires potentiels du lancement à venir en se basant sur les analyses faites sur les précédents produits.Impossible de connaître de source sûre les fournisseurs, mais il suffit d'ouvrir le téléphone vedette pour découvrir qu'Apple a besoin de nombreux composants pour le stockage des données, la gestion de l'alimentation, l'écran tactile, la reconnaissance vocale et les connections aux réseaux.

Les fabricants mondiaux de semi-conducteurs peuvent se frotter les mains

En clair, grâce à Apple, les fabricants mondiaux de semi-conducteurs peuvent se frotter les mains. D'ores et déjà premier acheteur de semi-conducteurs au monde, Apple augmente ses acquisitions chaque année "à un rythme supérieur à celui des autres grands fabricants", affirmait le cabinet de recherche IHS dans un rapport en juillet. Le géant technologique américain devrait dépenser près de 28 milliards de dollars pour ses achats de puces cette année, soit une hausse de 15% par rapport à 2011, estimait IHS.

Mieux encore, un analyste de RBC Capital estime que le lancement de l'iPhone 5 , qui devrait s'écouler entre 50 à 52 millions d'appareils dans le monde au quatrième trimestre 2012, représentera à lui seul un peu plus de 4% des ventes de semi-conducteurs en 2013, ce qui pourrait se traduire par des revenus annuels de 13,9 milliards de dollars pour les fabricants de puces.

Fournisseur désigné : la poule aux oeufs d'or

L'iPhone 5 sera par conséquent la poule aux oeufs d'or pour les fournisseurs désignés. Mais qui sont-ils ? Qualcomm (QCOM), fournisseur historique de la marque à la pomme, devrait rester un partenaire essentiel en tant que fabricant de la puce de télécommunications qui sert de modem à l'iPhone. Mais il existe d'autres fournisseurs potentiels, dont SanDisk (SNDK) et Toshiba (TOSYY) pour les mémoires, Broadcom (BRCM) pour la connectivité, Texas Instruments (TXN) pour les pilotes d'écrans tactiles et Omnivision (OVTI) pour les capteurs d'images. Les rumeurs vont bon train d'ailleurs sur la désignation d'Omnivision comme fournisseur d'Apple alors que le groupe a dévoilé des prévisions financières très ambitieuses, que peu de fournisseurs sont en mesure d'atteindre.

A contrario, le fait d'être sorti de la liste des fournisseurs d'Apple peut être très négatif pour le cours de Bourse d'une entreprise. Audience (ADNC) en a fait l'expérience en perdant deux tiers de sa capitalisation boursière après avoir révélé qu'Apple n'utiliserait pas ses puces pour la reconnaissance vocale dans son nouvel iPhone.

Sans oublier les composants sans fil

JPMorgan considère de son coté que les principales entreprises à tirer avantage des retombées positives du lancement de l'iPhone 5 d'Apple seront Imagination Technologies (IMG.LN), ARM Holdings (ARM.LN), le français STMicroelectronics (STM.FR) et Ericsson (ERIC). Le courtier note par ailleurs que si l'impact exact en termes de redevance par appareil pour ARM ou Imagination n'est pas connu à ce stade, la hausse des volumes escomptée pour l'iPhone 5 devrait bénéficier aux deux groupes. JP Morgan précise par ailleurs que STMicro qui fournit des accéléromètres et des gyroscopes pour les générations actuelles de l'iPhone et l'iPad, pourrait donc assurer l'approvisionnement de ces capteurs pour l'iPhone 5 et continuer de tirer profit de volumes potentiellement importants.

Il ne faut pas non plus oublier tous les composants sans fil pour les services de données mobiles qu'Apple et ses concurrents créent. Le cloud computuing, et la question du stockage de donnée sans fil offrent ainsi des perspectives florissantes car ils permettent de résoudre les limites de capacité de la bande passante. Par ricochet, les opérateurs des communications sans fil comme Verizon, AT&T et Sprint pourraient aussi en profiter. Pour résumer, au lieu d'acheter Apple, dont la capitalisation n'a d'égale que son hégémonie, misez plutôt sur la galaxie qui gravite autour de la pomme.

  Plus d'actualité Bourse sur MonFinancier

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 28/09/2012 à 7:56 :
Faudrait surtout commencer à shorter oui...
a écrit le 27/09/2012 à 15:18 :
"Le cloud computuing,... ...permettent de résoudre les limites de capacité de la bande passante". On pourrait avoir un peu d'expliCITation ? Merci

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :