La France n'a jamais emprunté aussi peu cher

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La France a levé lundi pour 6,8 milliards d'euros avec des taux qui s'affichent une fois encore avec des rendements négatifs, signe qu'en cette période d'aversion au risque, les marchés préfèrent payer une légère prime en échange d'une garantie de leur capital.

Le Trésor Français a placé ce lundi pour 3,8 milliards d'euros de BTF à 12 semaines, assorti d'un rendement négatif qui s'établit à -0,016% en baisse par rapport aux -0,012% consentis le 17 septembre dernier, quelques jours après l'annonce de la BCE qui annonçait un programme de rachats d'obligations en quantité illimitée pour faire baisser les couts d'emprunts des pays en difficulté.

La France a également placé pour 1, 7 milliard d'euros de BTF à 25 semaines, avec un rendement encore en repli, à -0,006% contre -0,004% le 17 septembre.

Enfin, le trésor Français a émis 1,3 milliards d'obligations à un an pour un rendement qui s'effondre pour tendre vers le zéro, à seulement 0.006%. Le 17 septembre dernier, sur la même échéance, le trésor avait du consentir une prime de 0,029%
Sur le marché secondaire, l'OAT française à 10 ans, qui sert de référence restait stable 2,27%.
Valeur refuge par excellence, le bund se négocie à 1,57% en repli de 3 points de base. Parallèlement, le 10 ans espagnol à 10 ans reculait de 8 points de base pour se négocier à 5,62% alors que parallèlement le 10 ans Italien reculait de un point à 5,03%. 

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Commentaires
a écrit le 25/09/2012 à 8:09 :
Cela s'appelle ménager sa monture. Tous les prêteurs, et notamment les compagnies d'assurances préfèrent lâcher du leste plutôt que d'avoir des tranches d'imposition supérieures, pour rembourser l'argent qu'ils écument en pratiquant des tarifs qui génèrent de très gros profits. Le choix d'un taux bas reste à leur initiative ; celui d'un impôt à celle d'un gouvernement et d'une opinion publique qui ouvrirait un plus les yeux sur les pratiques d'un capitalisme ultra libéral.
a écrit le 24/09/2012 à 18:09 :
Attention au retour de mainvelle, car pour l'État comme pour les autres emprunteurs, il va y avoir des pleurs dans les chaumières quand les taux vont remonter. Mais, bien entendu, on dira que c'est la faute des autres :-)

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