Résultats en hausse pour Vallourec, qui peine à rassurer

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Philippe Crouzet, président du directoire de Vallourec. / DR
Philippe Crouzet, président du directoire de Vallourec. / DR
Après l'avertissement sur résultats lancé fin septembre qui a semé le doute sur la capacité du groupe parapétrolier à redresser ses comptes, Vallourec ne pouvait pas décevoir lors de sa publication trimestrielle.

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Le groupe parapétrolier a donc confirmé ses objectifs financiers pour 2013, même si les effets de change et une moindre demande au Brésil devraient peser sur les résultats de 2013 et 2014.

Le fabricant de tubes sans soudure pour l'industrie pétrolière continue de viser pour l'exercice en cours une progression des volumes et du chiffre d'affaires, ainsi qu'une amélioration du taux de marge brute d'exploitation.

Cette amélioration de la performance du groupe sera toutefois freinée par la faiblesse actuelle du real brésilien et l'affaiblissement récent du dollar par rapport à l'euro, ainsi que par l'ajustement temporaire de la demande au Brésil", a prévenu Vallourec dans un communiqué.


Fin septembre en effet, le groupe avait averti que la dépréciation du real brésilien et une baisse "temporaire" de la demande au Brésil allaient peser sur ses marges en 2013 et en 2014. Cette annonce avait fait chuter le cours de Bourse de Vallourec de 8% en une séance.

Vallourec souffre d'une part d'un contexte de changes défavorables, et d'autre part d'un ajustement de la demande de Petrobras (PETR4.BR) qui devrait se prolonger jusqu'à la mi-2014. Le géant brésilien du pétrole veut renforcer la production de ses puits existants plutôt qu'en construire de nouveaux, ce qui va se traduire par une demande moins importante en produits à plus forte valeur ajoutée.


Au troisième trimestre, les effets de change ont ainsi pénalisé à hauteur de 8% le chiffre d'affaires de Vallourec. Mais cet impact négatif a pu être compensé par de plus forts volumes, notamment dans l'activité pétrole et gaz. Le chiffre d'affaires ressort ainsi en hausse de 3,4% à 1,4 milliard d'euros. Le résultat brut d'exploitation (Ebitda) a pour sa part progressé de 15,4%, à 240 millions d'euros. La marge brute d'exploitation s'est établie à 17,4%, contre 15,6% au troisième trimestre de 2012. De son côté, le résultat net part du groupe a crû de 29% à 80 millions d'euros.

Selon le groupe, "Les résultats de ce troisième trimestre et des neuf premiers mois de l'année sont d'abord le reflet de la bonne performance réalisée par l'activité Pétrole et gaz. Celle-ci, en raison d'importantes livraisons de produits premium à la fois au Moyen-Orient et au Brésil sur le marché de l'offshore profond, représente environ 67% du chiffre d'affaires total du groupe au troisième trimestre. Aux Etats-Unis, le groupe a enregistré une hausse des volumes grâce à une offre élargie de produits et services permise notamment par la mise en opération du nouveau laminoir. Le marché continue néanmoins d'être principalement orienté vers le pétrole de schiste, avec pour conséquence un mix produits qui s'oriente vers davantage de connexions semi-premium à plus faible marge. Les autres activités du groupe, en revanche, évoluent dans des conditions de marché toujours peu favorables", a déclaré le président du directoire de Vallourec, Philippe Crouzet.

Pour l'heure, Vallourec a encore du travail pour rassurer les plus sceptiques. Le titre recule de 2,23%, à 42,62 euros dans un marché baissier.

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