Le groupe parapétrolier a donc confirmé ses objectifs financiers pour 2013, même si les effets de change et une moindre demande au Brésil devraient peser sur les résultats de 2013 et 2014.
Le fabricant de tubes sans soudure pour l'industrie pétrolière continue de viser pour l'exercice en cours une progression des volumes et du chiffre d'affaires, ainsi qu'une amélioration du taux de marge brute d'exploitation.
Fin septembre en effet, le groupe avait averti que la dépréciation du real brésilien et une baisse "temporaire" de la demande au Brésil allaient peser sur ses marges en 2013 et en 2014. Cette annonce avait fait chuter le cours de Bourse de Vallourec de 8% en une séance.
Vallourec souffre d'une part d'un contexte de changes défavorables, et d'autre part d'un ajustement de la demande de Petrobras (PETR4.BR) qui devrait se prolonger jusqu'à la mi-2014. Le géant brésilien du pétrole veut renforcer la production de ses puits existants plutôt qu'en construire de nouveaux, ce qui va se traduire par une demande moins importante en produits à plus forte valeur ajoutée.
Au troisième trimestre, les effets de change ont ainsi pénalisé à hauteur de 8% le chiffre d'affaires de Vallourec. Mais cet impact négatif a pu être compensé par de plus forts volumes, notamment dans l'activité pétrole et gaz. Le chiffre d'affaires ressort ainsi en hausse de 3,4% à 1,4 milliard d'euros. Le résultat brut d'exploitation (Ebitda) a pour sa part progressé de 15,4%, à 240 millions d'euros. La marge brute d'exploitation s'est établie à 17,4%, contre 15,6% au troisième trimestre de 2012. De son côté, le résultat net part du groupe a crû de 29% à 80 millions d'euros.
Pour l'heure, Vallourec a encore du travail pour rassurer les plus sceptiques. Le titre recule de 2,23%, à 42,62 euros dans un marché baissier.