American power

Chaque matin, l'actualité commentée par Marc Fiorentino...
(Crédits : MonFinancier.com)

Les États-Unis vont bien. Très bien même. La crise est cette fois finie et bien finie. Tous les indicateurs sont au vert. Et c'est très impressionnant. J'ai été bluffé par les chiffres de l'emploi américain vendredi. Et pourtant ils n'avaient rien de vraiment surprenants à la première lecture.

LA HAUSSE DES SALAIRES

Les créations d'emplois étaient même en dessous des anticipations et le taux de chômage n'a pas bougé, à 4.7%. Excusez du peu. Non, ce qui m'a bluffé c'est l'accélération de la hausse des salaires. La plus forte depuis la crise de Lehman. Le salaire horaire américain a bondi de 2.9% de décembre 2015 à décembre 2016. 2.9% c'est une sacrée progression.

DES VRAIS JOBS ET DES VRAIS SALAIRES

Rappelez-vous quand même qu'on a toujours eu l'impression que cette sortie de crise américaine était molle. Très molle. Avant l'élection de Trump, on prévoyait même une récession aux États-Unis et la fin du cycle de croissance. Et surtout, on nous a expliqué, en France surtout, qu'en fait le plein -mploi aux États-Unis, mais aussi en Grande-Bretagne et en Allemagne, était un leurre. Un peu comme un élève médiocre qui explique toujours qu'il a de moins bons résultats parce que les autres passent leur temps à tricher, combien de fois a-t-on entendu que le plein-emploi aux États-Unis s'était fait au détriment des salaires ? Que ce n'était qu'une accumulation de petits jobs, de jobs à temps partiels, de jobs surtout low cost. Une forme d'esclavage moderne que nous préférons rejeter en privilégiant des vrais emplois justement rémunérés quitte à plomber notre chômage.

IL N'Y A QU'UNE MÉTHODE: LA BONNE

Tout ça est faux. Les chiffres sont là. Et ils sont imparables. Certes on a peut-être privilégié la reprise de l'emploi aux États-Unis, comme chez nos voisins, en sacrifiant les rémunérations. Mais...

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Commentaire 1
à écrit le 09/01/2017 à 12:29
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c'est le grand n'importe quoi ce garçon ! effectivement, les chiffres sont la : 25% de bas salaires (taux le plus élevé de l'OCDE avec Irlande), 24% de pauvreté contre 23 au Mexique et 14 en France (OCDE), 33% de gamins pauvres en 2012 (UNICEF), 45...

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