Taux: nerveux; Powell en 'alerte maximum' aux cyber attaques
Cercle Finance
Cercle Finance
(CercleFinance.com) - Les marchés obligataires européens finissent peu changés à l'issue d'une séance assez volatile où nos OAT auront fluctué entre 0,46% et 0,55% avant d'en terminer sur une dégradation de +2Pts du rendement vers 0,486%.
Les Bunds finissent quasi stables à 0,012% après avoir affiché jusqu'à +6,7Pts à 0,077%.
Plus au Sud, les Bonos varient peu (+1Pt à 0,998%) mais les BTP italiens affichent +5Pts vers 1,583%.
Le baril de pétrole a poursuivi sa flambée vers 119,8$ à Londres ce matin et s'échange encore au-dessus des 113,5$, le gaz frôle les 200$ pour un kilowatt (le nucléaire en France permet de produire à 45E, soit 50$).
La hausse des prix à la production dans la zone euro s'en ressent : elle s'est fortement accélérée au mois de janvier en raison d'une nouvelle poussée des prix de l'énergie (+30,6% en rythme annuel, dans le sillage d'une envolée de 85,6% des coûts de l'énergie).
Les prix producteurs dans les 19 pays qui partagent l'euro ont progressé de 5,2% sur un mois, après +3% en décembre et +1,8% en novembre, selon des données publiées jeudi par Eurostat.
En excluant l'énergie, l'inflation 'core' n'a augmenté que de 2,2% dans l'ensemble de l'industrie de la zone euro en janvier...mais c'est un détriment des marges des entreprises manufacturières.
Outre-Atlantique, les T-Bonds US font du sur place vers 1,8700% après la publication d'un ISM des 'services' décevant.
La croissance de l'activité dans le secteur tertiaire américain s'avère inférieur aux attentes au mois de février avec un recul à 56,5 le mois dernier, contre 59,9 en janvier, alors que les économistes s'attendaient à une hausse à 61.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

La composante des nouvelles commandes a notamment reculé à 56,1 contre 61,7 au mois de janvier, mais le repli le plus inquiétant est à mettre au compte du sous-indice de l'emploi, qui a baissé de 52,3 à 48,5, pour désormais s'établir sous le seuil des 50 points, c'est-à-dire en zone de contraction.
Dans son enquête, l'ISM note qu'au-delà des pénuries de main d'oeuvre, les entreprises interrogées disent avoir du mal à répondre à la demande en raison de problèmes d'approvisionnement et de difficultés logistiques, des éléments à l'origine de ce ralentissement de la croissance dans le secteur.
La productivité non-agricole a en revanche rebondi de 6,6% aux Etats-Unis au quatrième trimestre 2021 en rythme annualisé, selon le Département du Travail qui confirme donc en deuxième lecture son estimation préliminaire d'il y a un mois.
Ce rebond, conforme au consensus, traduit une croissance de 9,1% de la production pour une hausse de 2,4% seulement du nombre d'heures travaillées. Par ailleurs, les coûts unitaires salariaux ne se sont accrus que de 0,9% en raison d'un bond de 7,5% du salaire horaire.
Le nombre d'inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage a diminué la semaine du 21 février aux Etats-Unis, s'établissant à 215 000, contre 233 000 (chiffre révisé) une semaine plus tôt: c'est un nouveau plancher historique.
Les statistiques 'macro' se reléguées au second plan car les troupes russes accroissent la pression sur le front ukrainien, avec la prise de la ville de Kherson et des bombardements meurtriers dans Kharkiv.
Emmanuel Macron a plombé l'atmosphère en dévoilant certains extraits de sa conversation avec Vladimir Poutine ce matin: le dirigeant russe lui paraît très 'déterminé' malgré les sanctions et concède que 'le pire est à venir'.
A quel point les choses peuvent-elles être pire ? On peut tout supposer, comme des pénuries de gaz pour l'industrie, des carburants hors de prix mettant à mal la consommation, des entreprises en difficulté en cas de stagflation, etc...
Et le 'quoi qu'il en coûte' pour soutenir la croissance ('plan de résilience' en discussion avec les partenaires sociaux) ne fera qu'alourdir fortement l'endettement.
Aux Etats Unis, Jerome Powell qui témoigne devant le Congrès US, réitère ses inquiétudes sur la croissance avec l'incertitude créée par la situation géopolitique mondiale: 'il faut rester en alerte maximale face aux risques de cyber-attaque'.
Les pressions inflationnistes fortes nécessitent une réponse, il soutiendra une hausse de 25Pts de base le 16 mars prochain.
Copyright (c) 2022 CercleFinance.com. Tous droits réservés.
Cercle Finance