MakeSense développe l'entrepreneuriat citoyen

Gael Cérez
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MakeSense est-elle une civic-tech ?
Nous le sommes dans la mesure où nous transformons l'engagement des citoyens en impact de plus grande échelle en partenariat avec l'administration.
La base de MakeSense depuis 2011, ce sont 1 200 porteurs de projets qui présentent un défi et demandent de l'aide aux 30 000 citoyens inscrits sur notre plateforme partout dans le monde. Le but est de connecter des bénévoles avec des projets citoyens.
Après, on s'est dit avec Romain Raguin (l'autre cofondateur, NDLR) qu'on pouvait réunir les projets en différentes causes à résoudre. Ensuite, les pouvoirs publics nous ont demandé de les aider à trouver les gens et les innovations à faire passer à plus grande échelle, par exemple pour le gaspillage alimentaire.
De quelle façon les aidez-vous ?
Pour le programme "La France s'engage" par exemple, nous réalisons l'appel à candidatures pour repérer les innovations. Ensuite, ce sont les équipes du Président qui gèrent. Nous n'intervenons que s'ils nous demandent de l'aide pour tester des actions.
Dans certains cas, MakeSense prend l'initiative et contacte directement les administrations pour proposer un projet.
Par exemple ?
Nous avons beaucoup de bénévoles intéressés par la lutte contre le gaspillage alimentaire et plusieurs initiatives d'entrepreneurs, comme celle de Zero Gachi, une application qui lutte contre le gaspillage alimentaire dans les grandes surfaces. En cherchant quelle plateforme pourrait avoir le plus d'impact en France, nous avons vu que les restaurants universitaires assurent 300 000 repas par jour. Nous leur avons proposer de travailler ensemble pour anticiper le nombre de repas afin de préparer la bonne quantité de nourriture. Ensuite, il faut démontrer à l'administration que les employés, les citoyens et l'entrepreneur ont une idée géniale qui peut faire économiser des millions d'euros et qui lutte contre le gaspillage alimentaire. MakeSense pilote le projet avec l'entrepreneur. C'est ensuite à ce dernier de faire affaire avec l'administration. Ce n'est pas notre métier.
Gael Cérez
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