L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
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L'industrie française se porte-t-elle mieux qu'on ne le dit ?
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L'industrie française se porte-t-elle mieux qu'on ne le dit ?
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Une petite surprise. À l'occasion de la révision (à la hausse) de la croissance du PIB pour les années 2023 et 2024, l'Insee a actualisé ses chiffres pour le poids de l'industrie manufacturière dans les comptes de la nation. Alors qu'en début d'année 2025, tout laissait à croire que la France était tombée sous la barre symbolique des 10 % du PIB assurés par son industrie (environ 9,5 %), l'intégration de nouvelles données - plus fines - offre une nouvelle grille de lecture. À la fin de l'année 2025, l'industrie assurerait finalement 10,2 % du PIB tricolore selon l'Insee.
Un correctif majeur qui serait surtout lié à de meilleures performances qu'évaluées initialement par l'industrie des matériels de transport, qui englobe l'aéronautique, le ferroviaire, le naval et même le spatial. « La valeur ajoutée est désormais estimée à plus de 28 % au-dessus de son niveau de 2019 », se réjouit Anthony Morlet-Lavidalie, économiste France au sein du cabinet Rexecode.
À contrario, la situation se dégrade dans d'autres secteurs, comme la métallurgie, la chimie, la plasturgie ou le BTP. « Cette révision met en lumière que le gap entre les secteurs industriels qui vont bien et ceux qui vont moins bien, voire mal, est plus important que prévu. Nous ne sommes pas face à l'effondrement industriel comme annoncé par le passé, mais il y a d'importantes disparités sectorielles », poursuit l'analyste.
Joint par La Tribune, Olivier Lluansi, professeur au Cnam et expert sur les questions industrielles, se félicite également de cette annonce, qui ne doit cependant pas masquer certains maux de l'industrie tricolore.
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