À 20 jours du lancement de l'Euro 2016, l'organisatrice de l'événement à Toulouse "garde son calme"

Sophie Arutunian
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Vous êtes la grande organisatrice de l'Euro 2016 à Toulouse. Concrètement, quelles sont vos missions ?
Ma mission est d'organiser et de mettre en musique une trentaine de projets de l'UEFA pour faire en sorte que la symphonie soit réglée ! Cela concerne la compétition (donc le terrain, les buts, les vestiaires, qui doivent être conformes aux normes et aux cahier des charges de l'UEFA), mais il y aussi tout ce qui concerne le transport des VIP de l'aéroport à l'hôtel, de l'hôtel au stade, du stade à l'hôtel, etc.
On peut également parler de tout ce qui concerne le ticketing. Quand le grand public va arriver, il faut que les tickets soient lus par des crayons chimiques et que l'interface des systèmes se passe bien. Ce sont des choses extrêmement techniques. Il y a aussi des choses plus générales comme le nettoyage du site : ce n'est pas si simple que ça !
Je gère aussi toutes les accréditations médias et la production télé. Nous venons de finir de poser 90 kilomètres de câbles juste pour la télé ! Je m'occupe des sponsors, de la déco, de la signalétique, des traiteurs, de la logistique, du transport, des parkings, du marketing (faire respecter les contrats avec les sponsors).
Qui sont vos interlocuteurs ?
Je travaille avec la Mairie de Toulouse et la préfecture en ce qui concerne le protocole et la sécurité, mais également sur l'aspect mobilité, transports en commun, gestion des déchets...
Je travaille par ailleurs avec une équipe qui ne cesse de grossir et qui comptera 1 500 personnes le jour du lancement de la compétition, le 10 juin prochain.
À 20 jours du début de la compétition, quelle est votre priorité ?
Ma préoccupation présente et personnelle est de garder mon calme ! Si j'écoutais tout le monde, je penserais que c'est la catastrophe partout. Mon rôle est d'amener le recul nécessaire aux équipes pour leur dire "ce n'est pas si grave. On va trouver une solution". Je dois aussi arrondir les angles entre les différentes compétences : celui qui s'occupe de l'aspect technique du site ne voit que ses propres problèmes, liés à la technique. Par exemple, s'il est en retard sur le câblage, il n'a pas conscience de l'effet domino sur les autres activités. Je dois gérer cela.
Sophie Arutunian
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