Qui est Adil El Youssefi, ce Marocain que s’arrachent les firmes télécoms au Kenya ?
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La difficulté pour lui de se poser le temps d'un entretien avec un média témoigne de la concentration de son agenda. Adil El Youssefi est bien familier aux journées «speed», bien planifiées et au cours desquelles les imprévus ont très peu de place. Mais cela a pris une nouvelle tournure depuis avril dernier, date de sa prise de fonction en qualité de directeur général de Liquid Telecom Kenya (LTK), filiale du principal fournisseur panafricain de données, voix et IP en Afrique orientale, centrale et australe, Liquid Telecom Group, appartenant majoritairement au conglomérat Econet Global, basé à Johannesburg (Afrique du Sud).
Pour LTK, qui a annoncé sa nomination par voie de communiqué il y a deux mois, le choix de cet ingénieur marocain en remplacement du Britannique Ben Roberts promu à la présidence exécutive du conseil d'administration, était capital. Nic Rudnick, CEO de Liquid Group lui reconnaît d'ailleurs un «excellent bilan de leadership fort, ainsi que sa capacité unique et incroyable à comprendre les clients et le marché de telle sorte qu'il arrive à traduire la vision en stratégie gagnante». Et cela, c'est le fruit de tout un parcours.
Né à Casablanca le 10 septembre 1978 d'un père avocat et d'une mère institutrice, le jeune garçon d'alors passe une enfance paisible aux côtés de sa sœur jumelle et leur frère cadet. Une vie qui se résume aux loisirs -tennis, jeux vidéo, voyages, billard- mais aussi et surtout à l'école. Et sur les bancs, l'élève est bon, et même très bon. Ce qui lui vaut, une fois le baccalauréat en poche, l'entrée en classes préparatoires aux grandes écoles d'ingénieurs au Lycée Mohammed V. Admis par plusieurs écoles au Maroc et en France, il opte pour l'Ecole nationale supérieure d'électronique, informatique de Bordeaux. C'est ainsi qu'à l'âge de 19 ans, il quitte le cocon familial.
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En 2001, il décroche son master en électronique et télécommunications. La même année, il intègre Royal Philips Technology à Paris, en tant que Project/Product Manager. Cinq plus tard, pris chez la firme britannique BT en tant que Manager Business et Technologie, il déménage à Londres. Repéré en décembre 2008 par Millicom International Cellular, la multinationale de télécoms le recrute et l'envoie chez sa filiale à Colombo (la capitale économique du Sri Lanka). Ici, l'ingénieur marocain est responsable des services à valeur ajoutée. C'est alors que s'ouvre la porte d'une ascension permanente au sein de la firme. En novembre 2009, il est promu CEO adjoint de la Millicom Tchad et signe ainsi le début de son aventure africaine. En janvier 2011, il se voit confier la direction générale de la même filiale, avant de prendre celle de Millicom Ghana en mai 2012.
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