Abidjan veut juger l'ex-première dame Simone Gbagbo
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ABIDJAN (Reuters) - La Côte d'Ivoire veut juger elle-même Simone Gbagbo, épouse de l'ancien président Laurent Gbagbo réclamée par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, a annoncé vendredi le gouvernement ivoirien.
Laurent Gbagbo, dont le refus de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle de 2010 avait plongé le pays dans la guerre civile, a déjà été transféré à La Haye dans l'attente de son procès devant la CPI.
Le gouvernement ivoirien a en revanche refusé de remettre Simone Gbagbo à la justice internationale, qui la considère "pénalement responsable de meurtre, viol, d'autres formes de violences sexuelles et d'autres actes inhumains".
"Cette décision, prise par le gouvernement, a pour but de juger Madame Gbagbo en Côte d'Ivoire par la justice ivoirienne, qui est aujourd'hui réhabilitée et capable de lui garantir un procès juste et équitable", a déclaré Bruno Koné, porte-parole du gouvernement. Abidjan, a-t-il ajouté, va transmettre "prochainement" sa demande à la CPI.
Arrêtée en avril 2011, en même temps que son époux, Simone Gbagbo est placée en résidence surveillée à Odienné, dans le nord-ouest du pays. La justice ivoirienne entend la juger pour divers crimes, dont celui de génocide.
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Loucoumane Coulibaly, Clémence Apetogbor et Tangi Salaün pour le service français
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