L'armée congolaise entre dans la dernière ville que tenait le M23
reuters.com
reuters.com
RUTSHURU, République démocratique du Congo (Reuters) - L'armée congolaise est entrée mercredi dans la dernière ville majeure que tenaient les rebelles du M23 dans l'est de la RDC, a-t-on appris de source militaire et humanitaire.
La ville de Bunagana, à la frontière avec l'Ouganda, avait été prise l'an dernier par les hommes du M23. Elle est tombée sans combats, les insurgés s'en étant retirés avant l'arrivée des troupes régulières de la République démocratique du Congo.
"Les soldats gouvernementaux ont pris la ville de Bunagana où des célébrations sont en cours", a dit Tom Ndyanabo, un employé de la Croix-Rouge ougandaise joint par téléphone.
Depuis la semaine dernière, l'armée congolaise, appuyée par les casques bleus de la Monusco, la mission d'observation de l'Onu en RDC, ont infligé une série de revers aux rebelles du M23. Lundi dernier, l'ambassadeur de France aux Nations unies, Gérard Araud, a annoncé que la rébellion était "militairement finie".
"Nous progressons, nous ne nous arrêterons pas, nous allons en finir une fois pour toute avec le M23", déclarait mercredi un officier de l'armée congolaise avant la prise de Bunagana.
D'après la Monusco, plusieurs dizaines de combattants rebelles se sont rendus.
L'arrestation annoncée par des médias locaux du chef du M23, Bertrand Bisimwa, a en revanche été démentie par un porte-parole de l'armée ougandaise. Bisimwa, a-t-il poursuivi, est en route pour Kampala, la capitale ougandaise, pour s'y entretenir avec des médiateurs.
Issus d'une mutinerie de militaires congolais début 2012, les insurgés du M23 ont menacé un temps de "marcher sur Kinshasa". Après un peu moins de deux mois de trêve, les affrontements entre l'armée et les rebelles ont repris vendredi, quelques jours après l'échec des pourparlers de paix engagés en Ouganda.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Pete Jones, avec Kenny Katombe à Rutshuru et Elias Biryabarema à Kampala; Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser
reuters.com