Le Sénat italien votera publiquement sur le sort de Berlusconi
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ROME (Reuters) - Une commission du Sénat italien a rejeté mercredi l'idée d'un vote à huis clos sur l'exclusion ou non de Silvio Berlusconi de la chambre haute, dont les élus se prononceront donc publiquement.
Les adversaires de Silvio Berlusconi, qui bénéficie pour l'heure du statut de sénateur à vie, craignaient qu'un vote à huis clos ne facilite des manoeuvres politiques destinées à éviter à l'ancien président du Conseil d'être exclu de la chambre haute, à la suite de la confirmation en août de sa condamnation pour fraude fiscale.
Aucune date n'a été fixée pour le vote mais le calendrier du Sénat est rempli jusqu'au 22 novembre.
La commission a voté par sept voix contre six en faveur d'un vote public, malgré les objections du Peuple de la liberté (PDL, droite), le parti de Silvio Berlusconi, qui rappelait que les votes du Sénat sur l'un de ses membres ont traditionnellement lieu en secret.
"Le panel a voté, mais il a donné naissance à un monstre constitutionnel", a déclaré Anna Maria Bernini, sénatrice issue du PDL. D'autres partisans de l'ancien président du Conseil ont manifesté encore plus explicitement leur colère après la décision de la commission.
"On a tué la démocratie au Sénat aujourd'hui", a dit Daniela Santanché, l'une des plus ferventes alliées de Silvio Berlusconi au PDL. "Comment peut-on encore soutenir, sur la base d'une vision fallacieuse de la stabilité, que ce gouvernement est au service du pays ?"
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Silvio Berlusconi menace de retirer son soutien au gouvernement de coalition mené par Enrico Letta, issu du Parti démocrate (PD, gauche), si le Sénat, où il compte plus d'adversaires que de partisans, prononce sa destitution.
"La décision du panel sénatorial doit être respectée", a dit pour sa part Guglielmo Epifani, secrétaire du PD. "Certains devraient baisser d'un ton et se souvenir que la loi est censée être la même pour tous."
Massimiliano Di Giorgio, Julien Dury pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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