Nouvelle législation sur la presse en Grande-Bretagne
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LONDRES (Reuters) - Un nouveau dispositif d'encadrement de la presse a été adopté mercredi en Grande-Bretagne, où ses détracteurs craignent pour la liberté d'expression tandis que les victimes d'abus s'en félicitent.
Londres dit vouloir mettre fin au culte du scoop à sensations d'une partie de cette presse, mis en lumière par l'affaire des écoutes.
La nouvelle législation, approuvée par un groupe de conseillers politiques de la reine Elizabeth en accord avec elle, "va protéger la liberté de la presse et proposer des solutions quand des erreurs sont commises", dit le ministère britannique de la Culture sur son compte Twitter.
Elle ouvre la voie à la création d'un nouvel organisme de tutelle qui pourra infliger des amendes allant jusqu'à un million de livres (1,2 million d'euros) et facilite les démarches des victimes d'agissements de la presse. Les trois grands partis politiques y sont favorables.
Jugeant qu'elle autorise l'ingérence des pouvoirs publics dans ses activités, la presse elle-même a tenté en vain de s'y opposer devant la justice, mais de nombreux organes continuent à chercher des moyens légaux d'y faire obstacle et assurent qu'ils n'en tiendront pas compte.
"Il n'y aucune chance pour que nous acceptions l'ingérence de l'Etat", a averti Tony Gallagher, rédacteur en chef du Daily Telegraph.
Hacked Off, une association qui représente les victimes d'abus, s'est quant à elle félicitée de la nouvelle législation.
"La presse doit saisir cette opportunité pour montrer au public qu'elle ne craint pas de se soumettre à des normes éthiques et qu'elle est fière de rendre des comptes à ceux pour lesquels et sur lesquels elle écrit", dit-elle dans un communiqué.
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Andrew Osborn, Jean-Philippe Lefief pour le service français
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