Scrutin présidentiel sans surprise au Tadjikistan
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Le scrutin présidentiel au Tadjikistan s'annonce sans surprise
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Le scrutin présidentiel au Tadjikistan s'annonce sans surprise
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par Roman Kozhevnikov et Dmitry Solovyov
DOUCHANBE (Reuters) - Les Tadjiks étaient appelés aux urnes mercredi pour un scrutin présidentiel qui devrait fournir à Imomali Rakhmon, au pouvoir depuis 1992, un nouveau mandat de sept ans à la tête d'un pays dont la sécurité est menacée par le voisinage de l'Afghanistan.
Soutenu par la Russie, Imomali Rakhmon fait face à cinq candidats peu connus qui lui sont loyaux. La seule candidate d'opposition crédible, Oïnihol Bobonazarova, une militante des droits de l'homme, n'a pas été en mesure de se présenter.
Les bureaux de vote ont fermé à 15h00 GMT et les premiers résultats officiels étaient attendus dans la nuit de mercredi à jeudi. Une délégation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) doit présenter jeudi ses conclusions sur le scrutin.
Les observateurs occidentaux n'ont reconnu comme juste et équitable aucun scrutin organisé depuis l'indépendance du Tadjikistan, provoquée par la dissolution de l'URSS en 1991.
Les détracteurs d'Imomali Rakhmon, 61 ans, l'accusent d'avoir établi un culte de la personnalité. Son visage était présent mercredi sur de nombreux panneaux d'affichage à Douchanbé, la capitale, tandis que de la musique traditionnelle tadjike était diffusée par des haut-parleurs.
La Constitution ne laisse théoriquement plus à Imomali Rakhmon que la possibilité d'exercer un mandat, mais le président, réélu en 2006 avec 79% des suffrages, a usé par le passé de la voie référendaire pour modifier les règles en vigueur.
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PRÉSENCE PROLONGÉE DE L'ARMÉE RUSSE
Dès son arrivée à la tête du pays de huit millions d'habitants, Imomali Rakhmon a fait face à une insurrection islamiste pendant la guerre civile de 1992-1997, qui a fait des dizaines de milliers de morts et lors de laquelle l'armée tadjike a bénéficié du soutien de Moscou.
Le Parlement a ratifié il y a un mois un accord avec Moscou qui prolonge de trente ans la présence militaire russe sur le territoire de l'ex-république soviétique d'Asie centrale, inquiète du retrait prévu l'an prochain des troupes de l'Otan de l'Afghanistan voisin.
De nombreux membres de l'insurrection des années 1990 appartiennent désormais au Parti de la renaissance islamique, qui soutenait Oïnihol Bobonazarova.
L'opposante a accusé les autorités d'avoir usé de pressions pour éviter que ses sympathisants recueillent les 210.000 signatures nécessaires à sa candidature. Elle estime que la population n'ose pas exprimer son rejet d'Imomali Rakhmon.
"Nous avons tant de problèmes, et ils continuent à chanter des odes en son honneur", a-t-elle dit avant le scrutin. "Ils chantent ses louanges, et après, ils disent des choses épouvantables sur lui."
Julien Dury pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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