Le PC chinois réuni pour donner le nouveau "la" économique
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L'économie au menu de la réunion des dirigeants chinois
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L'économie au menu de la réunion des dirigeants chinois
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par Kevin Yao et Ben Blanchard
PÉKIN (Reuters) - Les 205 membres du Comité central du Parti communiste chinois ont entamé samedi une réunion de quatre jours à huis clos, appelée à fixer le cap des dix années à venir, alors que Pékin cherche à réorienter son économie après trois décennies de forte expansion portée par les exportations.
L'agence Chine nouvelle, qui d'ordinaire ne diffuse une dépêche qu'au dernier jour de telles réunions, a confirmé sur son service anglophone que la réunion avait bien commencé.
L'ordre du jour devait être dominé par un projet de document sur l'approfondissement des réformes, ce qui, selon Chine nouvelle, signifie que "les réformes seront plus systématiques, plus intégrées et coordonnées".
Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre Li Keqiang vont devoir exposer de nouveaux relais de croissance alors que la deuxième économie mondiale montre des signes de ralentissement, alourdie par le poids de la surcapacité, d'un endettement colossal et par une envolée des prix de l'immobilier.
Si certains sujets politiques et sociaux, corruption ou pollution par exemple, doivent être évoqués en plus des dossiers économiques, il est vain d'attendre une quelconque avancée sur le plan institutionnel.
La Chine ne peut prospérer que sous la conduite du Parti, a réaffirmé avec emphase l'Institut de recherches historiques du PCC vendredi dans les colonnes du Quotidien du peuple.
S'adressant à ceux qui "prêchent la reproduction sans discernement du système occidental", il assure que le PCC restera aux commandes.
ENRAYER LE DÉCLIN
Après trois décennies de croissance à deux chiffres, l'économie chinoise est en passe d'enregistrer une hausse de 7,5% de son produit intérieur brut, la plus faible depuis la fin des années 1990.
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Pour enrayer le déclin, le gouvernement s'est engagé à permettre au marché de jouer un plus grand rôle dans la fixation des prix du capital, du foncier, de l'énergie, tout en réduisant le poids de la bureaucratie.
Cela laisse entendre que les réformes les plus importantes devraient concerner la libéralisation des taux d'intérêt et des modifications budgétaires qui pourraient permettre aux collectivités locales d'améliorer la gestion de leur dette et d'être moins dépendantes de la vente de terrains pour obtenir des revenus.
La volonté de la nouvelle équipe dirigeante de réformer réellement le pays se mesurera à ses décisions, mais le Comité central du PCC pourrait déjà donner quelques indices.
Certaines de ses réunions servent de rampes de lancement aux réformes économiques majeures entreprises par Pékin, comme en 1994, lorsqu'il avait mis sur les rails l'adhésion du pays à l'Organisation mondiale du Commerce. Mais d'autres n'ont jamais produit les effets escomptés.
Par nature, les grandes déclarations qui y sont prononcées sont vagues, voire délibérément énigmatiques, mais les observateurs de la vie politique chinoise estiment que le ton adopté peut suffire à donner la mesure des ambitions de Pékin.
"Depuis les réformes de la fin des années 1970, les dirigeants ont tous, sans exception, dit que la croissance était la première priorité", rappelle Zhao Xijun, vice-président de l'Institut de la Finance et de la Bourse de l'université pékinoise de Renmin.
Avec Kevin Yao; Nicolas Delame et Eric Faye pour le service français, édité par Danielle Rouquié
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