La CNS accepte de participer à une conférence "Genève II"
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La CNS accepte de participer à une conférence "Genève II"
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par Dasha Afanasieva
ISTANBUL (Reuters) - L'opposition syrienne a accepté lundi de participer à une conférence de paix à Genève, tout en exigeant que le président Bachar al Assad ne joue aucun rôle dans un futur gouvernement de transition censé mettre fin à deux ans et demi de guerre civile.
Dans un communiqué, la Coalition nationale syrienne (CNS), principale vitrine de l'opposition soutenue par les Occidentaux, pose deux autres préalables: la libération des femmes et des enfants emprisonnés et un accès libre dans les zones assiégées pour les organisations humanitaires.
Dans ce texte, mis au point laborieusement après deux jours de réunion à Istanbul, la CNS ne fait en revanche pas allusion à l'une de ses exigences précédentes, la non-participation de l'Iran à la conférence dite de "Genève II".
"Notre position indique clairement que Genève doit déboucher sur le départ d'Assad et qu'Assad et ses comparses, qui ont du sang sur les mains, ne doivent jouer aucun rôle dans une transition éventuelle", a déclaré à Reuters le vice-président de la CNS, Farouk Tayfour.
"Les forces étrangères doivent également quitter le pays", a-t-il ajouté, sans dire de quelles forces il parlait.
Les Etats-Unis se sont félicités de la décision de l'opposition, qualifiée par le secrétaire d'Etat John Kerry de "grand pas" vers un règlement négocié du conflit.
Le département d'Etat a précisé que Washington soutenait les demandes de l'opposition concernant les prisonniers et l'accès aux zones de combat, sans évoquer cependant le sort de Bachar al Assad.
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DES MOIS DE RETARD
"Nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec nos partenaires internationaux, y compris la Russie, pour exhorter le régime à prendre ces mesures", a indiqué un porte-parole du département d'Etat.
Le principe de cette conférence a été proposé en mai dernier par les Etats-Unis et la Russie, pour donner suite à la conférence de Genève de juin 2012, qui avait appelé à la création d'un gouvernement provisoire en Syrie.
Mais des désaccords de fond sur le départ de Bachar al Assad ou la participation de l'Iran retardent depuis des mois la tenue de cette réunion, que l'émissaire des Nations unies sur la Syrie Lakhdar Brahimi espère encore organiser avant la fin de l'année.
Le président de la Coalition, Ahmad Jarba, avait déja exprimé son souhait d'assister à des pourparlers de paix sous l'égide de Washington et Moscou mais la CNS dans son ensemble ne s'était encore jamais engagée à y participer.
Le communiqué de la CNS souligne aussi qu'un comité s'est vu assigner pour mission de continuer à discuter avec les forces révolutionnaires à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie afin d'expliquer la position de la CNS, alors que des combattants sur le terrain, dont les principales brigades islamistes, s'opposent au processus diplomatique en cours s'il n'aboutit pas à la chute du président syrien.
L'assemblée générale de la Coalition a poursuivi ses travaux toute la journée de lundi et devait approuver la nomination d'un cabinet dirigé par Ahmad Tumeh, qui aura pour tâche d'essayer de rétablir l'ordre dans les zones sous contrôle rebelle.
Avec Khaled Yacoub Oweis à Amman et Oliver Holmes à Beyrouth; Jean-Stéphane Brosse et Pascal Liétout pour le service français
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