Les forces d'Assad marquent des points autour de Damas
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par Khaled Yacoub Oweis
AMMAN (Reuters) - Les forces fidèles au président syrien Bachar al Assad ont poursuivi mercredi leur avance dans les faubourgs sud de Damas en s'emparant du quartier de Houdjaïra, ont rapporté des militants d'opposition.
La chute de Houdjaïra, non loin d'un sanctuaire chiite où sont basés miliciens irakiens, iraniens et libanais pro-Assad, fait suite à la prise ces dernières semaines par l'armée gouvernementale d'autres quartiers sunnites des faubourgs sud.
A la suite de plusieurs semaines de raids aériens et de pilonnages d'artillerie, les combattants islamistes de la brigade Ahfad al Rassoul, du Front al Nosra et de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) se sont repliés d'Al Houdjaïra sur le quartier d'Hadjar al Assouad, plus proche du centre-ville, a témoigné un opposant contacté dans la région, Rami al Sayyed.
"Les quartiers sud qui étaient contrôlés par les rebelles depuis plus d'un an tombent les uns après les autres. Côté insurgé, il n'y a pas de commandement unifié et le moral s'en ressent. Actuellement, Hadjar al Assouad et plusieurs localités encore aux mains de la résistance au sud et au sud-ouest de Damas sont menacées", a-t-il précisé.
Dans le nord du pays, les forces gouvernementales appuyées par des miliciens chiites étrangers ont également progressé ces derniers jours vers les quartiers rebelles d'Alep, la plus grande ville de Syrie.
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Dans ce secteur, la menace paraît si sérieuse que les brigades islamistes engagées dans les combats, notamment Tawhid, Ahrar a Cham et le Front al Nosra, ont ordonné à tous leurs combattants de rejoindre le front "afin de repousser l'agresseur".
Dans une déclaration commune diffusée mardi, les groupes islamistes, certains liés à Al Qaïda, affirment que des miliciens chiites du Hezbollah libanais, des Gardiens de la révolution iranienne et des membres de la milice chiite irakienne Abou al Fadl Abbas prêtent main forte aux gouvernementaux "pour réoccuper la ville".
PROGRÈS GOUVERNEMENTAUX AUSSI DANS LE NORD
Alep se trouve dans le nord de la Syrie, à une quarantaine de kilomètres de la frontière turque. Les combats des derniers jours ont fait des dizaines de morts dans le nord et l'est de la ville.
Tenus par les insurgés depuis plus d'un an, plusieurs quartiers, comme celui de Hananou dans l'est de la ville, semblent aujourd'hui vulnérables.
Ces deux derniers mois, des affrontements ont opposé dans la région des combattants islamistes affiliés à Al Qaïda et des hommes du Conseil militaire suprême (CMS) soutenu par les Occidentaux. Des heurts se sont également produits entre unités islamistes rivales.
L'armée gouvernementale syrienne a repris au début du mois la ville stratégique de Safira, située sur la route de Hama au sud-est d'Alep. Les pro-Assad ont également réoccupé vendredi la base 80, vaste installation militaire proche de l'aéroport qui était tenue depuis février par les rebelles.
Les succès militaires du gouvernement syrien, donné comme moribond par les Occidentaux il y a moins d'un an, se multiplient alors que les discussions se poursuivent pour organiser une nouvelle conférence internationale de paix, un "Genève II".
L'opposition syrienne a accepté lundi de participer à une telle conférence, tout en exigeant que le président Bachar al Assad ne joue aucun rôle dans un futur gouvernement de transition.
La Coalition nationale syrienne (CNS), principale vitrine de l'opposition soutenue par les Occidentaux, a posé deux autres préalables : la libération des femmes et des enfants emprisonnés et un accès libre dans les zones assiégées pour les organisations humanitaires.
Eric Faye et Guy Kerivel pour le service français
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