Morsi dit avoir été kidnappé par l'armée égyptienne en juillet
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Morsi dit avoir été kidnappé par l'armée égyptienne en juillet
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LE CAIRE (Reuters) - Le président Mohamed Morsi, écarté par l'armée égyptienne le 3 juillet après des manifestations de rue, affirme avoir été kidnappé par la Garde républicaine puis détenu dans une base de la marine pendant 24 heures avant l'annonce officielle de son renversement.
Dans une lettre au peuple égyptien, lue mercredi à la télévision par son avocat Mohamed Damati, Mohamed Morsi dit pour la première fois avoir été détenu contre son gré dès le 2 juillet.
C'est aussi la première fois, à l'exception de son apparition la semaine dernière devant les juges, que les autorités égyptiennes autorisent Mohamed Morsi à donner sa version des évènements du début juillet.
Le dirigeant islamiste a défié les juges à l'ouverture de son procès le 4 novembre pour incitation à la violence, obligeant le tribunal à suspendre les débats puis à ajourner le procès jusqu'au 8 janvier.
"Le bon peuple égyptien doit savoir que j'ai été kidnappé de force et contre mon gré depuis le 2 juillet et jusqu'au 5 juillet dans une maison de la Garde républicaine, avant que mon assistant et moi nous ne soyons transférés à nouveau de force pour quatre mois dans une base navale appartenant aux forces armées", écrit le président déchu.
La Garde républicaine est une unité d'élite de l'armée chargée de protéger le palais présidentiel et d'autres bâtiments officiels.
"L'Egypte ne se rétablira que si tout ce qui s'est passé à cause de ce coup d'Etat disparait, et que si ceux qui ont versé le sang partout sur la terre de la nation rendent des comptes", dit encore Mohamed Morsi.
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"Je salue le peuple égyptien qui s'est levé contre ce coup d'Etat qui tombera par la force du peuple égyptien dans sa djihad pour ses droits et ses libertés", ajoute-t-il.
Ce dernier précise qu'au cours de sa détention il a rencontré uniquement la haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, une délégation de l'UE et quatre procureurs qui lui ont posé des questions auxquelles il a refusé de répondre.
Hadeel al Shalchi, Pascal Liétout pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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