Obama promet d'améliorer sa réforme sur l'assurance-santé
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Obama promet d'améliorer sa réforme sur l'assurance-santé
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par Richard Cowan et Alina Selyukh
WASHINGTON (Reuters) - Le président américain Barack Obama va faire des propositions en vue d'améliorer sa réforme controversée sur l'assurance-santé dont la mise en oeuvre initiale a été émaillée par de multiples dysfonctionnements, a annoncé mercredi son porte-parole.
"Le président a donné pour instruction à son équipe de lui proposer des options qu'il examinera. Il faut s'attendre à ce qu'il prenne et annonce une décision dans un délai assez rapproché", a ajouté Jay Carney, porte-parole de la Maison blanche, lors de son point de presse quotidien.
Promulgué en mars 2010, le Patient Protection and Affordable Care Act (loi pour la protection et l'accès aux soins, ou Obamacare) est censée permettre aux millions d'Américains qui ne disposent pas de couverture maladie de s'assurer grâce à des aides fédérales pour les plus démunis d'entre eux.
Mais, un peu plus d'un mois après son entrée en vigueur, perturbée par le "shutdown" de l'administration fédérale début octobre et les défaillances du site internet mis en place pour accompagner la réforme, 106.000 personnes seulement se sont inscrites pour obtenir une assurance maladie, selon des chiffres communiqués mercredi par l'administration américaine.
L'administration Obama avait préparé le terrain à la publication de ces chiffres insuffisants en mettant en avant les difficultés techniques du site HealthCare.gov, plate-forme qui met en concurrence les compagnies privées et permet à ces exclus de souscrire en ligne une police d'assurance-santé à un prix abordable grâce à une aide de l'Etat fédéral.
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Ce premier bilan d'étape souligne à quel point il sera difficile de réunir les millions de néo-assurés nécessaires en 2014 pour que le système soit financièrement viable. Il faut en effet qu'un nombre suffisant d'assurés cotisent pour permettre le remboursement des soins de ceux d'entre eux qui seront malades.
L'administration table sur 7 millions de néo-assurés d'ici mars prochain.
D'après le département de la Santé, ils sont près d'un million à avoir vérifié s'ils avaient droit à des subventions fédérales sans pour autant avoir choisi pour l'heure un plan de couverture.
INQUIÉTUDES LIÉES À LA CYBERSÉCURITÉ
Kathleen Sebelius, ministre de la Santé sur la sellette, a estimé que le système fonctionnait et que le nombre de nouveaux assurés allait croître de manière substantielle dans les prochains mois.
Mais au Congrès, des élus démocrates redoutent que ce lancement bâclé ne devienne un handicap politique majeur dans la perspective des élections intermédiaires de novembre 2014. Une réunion entre élus et représentants de l'administration s'est tenue pendant plus d'une heure mercredi.
Et Harry Reid, chef de file de la majorité démocrate au Sénat, a déclaré à la presse qu'il avait eu une longue conversation la veille au soir avec Barack Obama, dont il dit être ressorti avec l'impression que le site internet serait réparé.
D'après une responsable du département de la Sécurité intérieure entendue par la commission à la Chambre des représentants, le site HealthCare.gov aurait été victime d'une quinzaine d'incidents liés à la cybersécurité.
Des pirates informatiques, a ajouté Roberta Stempfley, auraient tenté d'organiser une opération dite de "denial of service", ou "attaque par déni de service", soit l'envoi simultané d'un nombre massif de requêtes qui saturent un site internet et le rendent indisponible.
Stempfley, numéro deux du service chargé de la cybersécurité et des communications au département de la Sécurité intérieure, est la première responsable de l'administration Obama à évoquer publiquement des menaces informatiques sur le site au coeur de l'Obamacare.
Avec la présence de données personnelles - numéro de Sécurité sociale, téléphones, adresses électroniques, dates de naissance -, des experts en sécurité informatique redoutaient que Healthcare.gov soit pris pour cible par des pirates.
"C'est une mine d'or pour les hackers", a commenté Michael McCaul, élu républicain du Texas et président de la commission de la Sécurité intérieure qui auditionnait Roberta Stempfley. "Honnêtement, je pense qu'il ne s'agit que du sommet de l'iceberg", a-t-il ajouté.
Avec Mark Felsenthal, Steve Holland et Caroline Humer; Jean-Loup Fiévet et Henri-Pierre André pour le service français
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