Un Boeing de Tatarstan Airlines s'écrase en Russie
reuters.com
reuters.com
MOSCOU (Reuters) - Un Boeing 737 s'est écrasé à l'atterrissage dimanche à Kazan, la capitale du Tatarstan située à environ 800 km à l'est de Moscou, tuant les 50 personnes à bord, a annoncé le ministère russe des Situations d'urgence.
Le fils, Irek, du président de cette république de la Fédération de Russie, Roustam Minnihanov, fait partie des victimes, à en croire la liste des passagers mise en ligne sur des sites internet d'information et dont l'authenticité a été par la suite confirmée par les autorités de Kazan.
Le chef du FSB (ex-KGB) pour la région, Alexandre Anotovo, figure aussi parmi les victimes.
"L'appareil a heurté le sol et s'est transformé en une boule de feu", a déclaré Sergueï Izvolsky, porte-parole de la direction russe de l'aviation civile Rosaviatsia. "On ignore pour le moment la cause de l'accident".
L'avion, âgé de 23 ans, avait été acquis en leasing par la compagnie locale Tatarstan Airlines. Il venait de Moscou et tentait pour la seconde fois d'atterrir lorsqu'il s'est écrasé au sol et a explosé à l'impact, a précisé une porte-parole du ministère.
Les pompiers ont réussi à éteindre l'incendie mais n'ont pu sauver aucun des 44 passagers et six membres d'équipage.
Selon des témoins, les températures étaient supérieures à zéro degré mais le ciel était nuageux et des vents violents soufflaient à Kazan au moment de l'accident.
Sur son compte Twitter, le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a évoqué "une tragédie effrayante" et a présenté ses condoléances aux familles des victimes.
Les compagnies aériennes régionales russes ont une mauvaise réputation en matière de sécurité, et les accidents sont fréquents dans le pays.
Le nombre d'accidents d'avion en Russie et dans les anciennes républiques soviétiques a été trois fois supérieur à la moyenne mondiale en 2010, selon l'Association internationale du transport aérien (IATA).
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Douglas Busvine et Alissa de Carbonnel; Pascal Liétout, Tangi Salaün et Jean-Loup Fiévet pour le service français
reuters.com