Des "preuves" accablent Silvio Berlusconi dans le "Rubygate"
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MILAN (Reuters) - Des preuves suffisantes montrent que Silvio Berlusconi a eu des relations sexuelles tarifées, dans l'affaire de prostitution dite du "Rubygate", avec Karima el Mahroug, mineure au moment des faits, estime la justice italienne.
Dans les attendus, publiés jeudi, d'un jugement rendu en juin, un tribunal milanais affirme aussi que l'ancien président du Conseil était le maître de cérémonie des soirées "bunga bunga" dans sa villa d'Arcore près de Milan, au cours desquelles il donnait personnellement l'ordre à des jeunes femmes de danser dévêtues pour ses invités.
"Il est prouvé que l'accusé a eu des relations sexuelles tarifées avec El Mahroug en échange de sommes d'argent considérables et de cadeaux comme des bijoux", écrit le tribunal dans ce document de 326 pages. Il affirme que Silvio Berlusconi, aujourd'hui âgé de 77 ans, savait parfaitement que "Ruby" était mineure au moment des faits.
Silvio Berlusconi a été condamné à sept ans de prison et à une peine d'inéligibilité à vie dans cette affaire, pour abus de fonction et relation sexuelle tarifée avec une personne mineure. La peine ne sera effective qu'une fois épuisées les possibilités d'appel.
D'après le tribunal, le "Cavaliere" était celui qui décidait quand commençait "le soi-disant bunga bunga au cours duquel des invitées travaillaient pour satisfaire les désirs de l'accusé, c'est-à-dire 'lui donner des plaisirs corporels' (...) par des danses, des strip-teases, des déguisements et des caresses".
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Silvio Berlusconi a qualifié ces soirées de "dîners élégants" et a fait appel du jugement.
Dans une autre affaire, il a été condamné en dernière instance en août pour fraude fiscale, ce qui risque de lui faire perdre sous peu son siège de sénateur. Le Sénat se prononcera en séance plénière mercredi.
Emilio Parodi, Eric Faye et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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