Enquête sur le micro-parti de Marine Le Pen
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PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a ouvert en avril une enquête préliminaire sur le micro-parti de la présidente du Front national Marine Le Pen, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, Cotelec, est également concerné par les investigations de la brigade financière de la police judiciaire parisienne, a-t-on précisé, confirmant une information du site d'informations Mediapart.
Les enquêteurs se penchent sur les prêts accordés par ces deux structures à des candidats du FN lors des élections cantonales de 2011 et des législatives de 2012.
Pour Jean-François Jalkh, vice-président du FN chargé des élections, il s'agit d'une "tempête dans un verre d'eau."
"Les prêts de partis politiques avec intérêts à des candidats ou à d'autres partis politiques sont strictement conformes à la jurisprudence du Conseil d'Etat", écrit-il dans un communiqué.
"Les comptes de tous les candidats concernés sont validés depuis plusieurs années par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP)", ajoute-t-il.
Une "dénonciation" de la CNCCFP est à l'origine de l'ouverture de l'enquête préliminaire, dit-on de source judiciaire.
Selon Mediapart, la structure de Marine Le Pen, "Jeanne", a fourni aux candidats FN des kits de campagne électorale conçus par la société Riwal, dirigée par Frédéric Chatillon, ancien leader du syndicat étudiant Gud.
"Jeanne", en hommage à Jeanne d'Arc, a été créé pendant la guerre de succession qui avait opposé Marine Le Pen à son challenger, Bruno Gollnisch, jusqu'au début de l'année 2011.
Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser
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