Le retrait des milices libyennes de Tripoli se poursuit
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TRIPOLI (Reuters) - Des nouvelles milices accusées par la population d'avoir provoqué des troubles à Tripoli ont quitté la capitale libyenne jeudi et laissé place à des unités de l'armée.
Une brigade de la milice "Commission de sécurité suprême" a annoncé jeudi qu'elle allait évacuer la base aérienne de Mittiga.
La puissante milice tribale Zintan, membre d'une alliance lâche composée principalement de groupes bédouins laïques venus du désert et qui faisait jadis partie des forces de sécurité de Mouammar Kadhafi, a transmis à l'armée le contrôle de sa propre base, rapportent des journalistes et des responsables libyens.
Les rivalités entre milices ont provoqué la mort de 46 personnes vendredi et samedi à Tripoli. Ces combats reflètent la lutte de pouvoir au sein du fragile gouvernement central, où l'alliance tribale laïque contrôle le ministère de la Défense tandis que la force Bouclier libyen, de tendance islamiste, agit dans le cadre du ministère de l'Intérieur.
"Après ce qui s'est passé la semaine dernière, ces hommes ont choisi volontairement de partir pour éviter que le sang ne soit encore versé. Ils savent que le peuple est déterminé et qu'il veut voir à leur place l'armée et la police", a déclaré Youssef al Katos, porte-parole de l'armée de l'air libyenne.
Deux ans après la chute de Mouammar Kadhafi, les différentes milices issues de la révolution refusent d'être désarmées et conservent une forme d'autonomie malgré leur affiliation aux forces de sécurité gouvernementales.
Cette situation affecte notamment les exportations d'hydrocarbures de la Libye, dont les gisements et les terminaux sont régulièrement bloqués par des milices rivales ou des hommes armés agissant au nom de la défense de leur tribu.
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Ghaith Shennib, Pascal Liétout pour le service français
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